L’histoire de Dick Motta… – Antenne Bulls #2

John Richard Motta, plus connu sous le nom de Dick Motta, est un ancien coach de basket américain. Motta est né dans l’Utah, à Midvale, le 3 septembre 1931. Il grandit pendant la seconde guerre mondiale, néanmoins trop jeune pour traverser l’Atlantique et combattre sur les plages normandes. Motta a fait son cursus scolaire dans l’Utah, d’abord à la Jordan High School à Sandy, non loin du cocon familial, et il a ensuite fréquenté l’université d’Utah. Malgré la carrière de coach qu’on lui connaît, Dick n’a cependant jamais joué au basket en tant que joueur que ce soit au lycée ou à l’université. Motta n’est pas grand, il mesure 1m78 pour 77 kg à l’époque, mais ce qui l’intéresse, ce n’est pas de jouer au basket, c’est de mener une équipe depuis le banc.

Il commence d’ailleurs sa carrière de coach assez tôt, lorsqu’il a 27 ans. Il prend la tête de la Grace High School dans l’Idaho. Il va même jusqu’à gagner le titre d’État avec ses Red Devils de Grace High School en 1959. Il dira plus tard que c’est la chose qu’il a gagné dont il est le plus fier dans sa carrière, plus encore que le titre NBA de 78 avec les Bullets. Quelques années plus tard, Motta retourne à la maison pour coacher Weber State dans l’Utah. Oui oui, le Weber State de Damian Lillard, mais un peu plus tôt. Il devient coach des Wildcats en 1962, la même année durant laquelle l’école s’est déclarée pour la première fois éligible au statut NCAA (pour participer au tournoi de fin d’année si les résultats sont bons évidemment). Le bilan de Motta au bout de 6 saisons est impressionnant ; 120 victoires pour 33 défaites, le bilan est largement supérieur au 50% de wins. A son jeune palmarès, on ajoute également 3 titres de la Big Sky Conference en 1965, 1966 et 1968.

Dick Motta devient un coach très réputé dans le basketball dans les années 60. Dick est un coach très strict avec ses joueurs mais arrive à imposer une vraie philosophie de jeu ce qui rend ses équipes très compétitives. Motta attend beaucoup de ses joueurs et les pousse à se surpasser. Ses équipes jouent dur, sont bien organisées et prêtes physiquement. Il pose les bases du “grit and grind” que reprendront les Grizzlies de Marc Gasol et Zach Randolph. Au début de la saison 1969, Motta est nommé head coach des Chicago Bulls. Il remplace Red Kerr qui avait réussi à qualifier 2 fois les Bulls en Playoffs. Du côté management, Klein laisse sa place de General Manager à Pat Williams. Sa première saison sur le banc chicagoan se solde par un bilan de 33 victoires pour 49 défaites. Outre ce bilan assez moyen, les bases de la grande équipe des Bulls du début des années 70’s commencent à être posées. Au cours de cette saison 1968-1969, Williams décide de transférer Flynn Robinson pour Bob Love et Bob Weiss. Motta commence à avoir un roster satisfaisant pour jouer au basket. A la draft, les Bulls sélectionnent principalement Norm Van Lier avec le 34ème pick, mais ce dernier n’arrivera seulement qu’en 1971. Ensuite, la saison 1969-1970 se termine encore une fois sous les 50% de wins mais on constate de la progression et du renfort dans l’effectif.

L’apogée de Motta aux Bulls arrive lors de la saison 1971. Chicago termine la saison avec 51 wins et 31 défaites. C’est la première saison de l’histoire des Bulls où ils gagnent plus de 50 fois dans la même saison (et pas la dernière ;)). Pour couronner ce succès, Motta est récompensé du titre de Coach de l’année, Coach of the Year en anglais. Jusqu’en 1974, les Bulls enchaînent 4 saisons à plus de 50 victoires dont le pic en 1972, terminant la saison avec un bilan de 57 victoires et 25 défaites. Les deux dernières saisons de Motta à la tête des Bulls sont également positives avec, certes, moins de succès mais une identité de jeu toujours présente qui fait des Bulls une équipe toujours prétendante au titre. Cependant, malgré ces grosses saisons régulières, Chicago n’arrive pas à gagner en Playoffs. En 1970, ils perdent au premier tour contre les Hawks, en 1971, ils perdent une nouvelle fois au premier tour en 7 matchs contre les Lakers de Chamberlain, Baylor et West. En 1972, les Bulls sont sweepé rapidement par ces mêmes Lakers encore au premier tour. En 1973, rebelote, ils poussent les Lakers dans leurs derniers retranchements en 7 matchs mais finissent par, une nouvelle fois, échouer au premier tour. Ca y est, en 1974, on passe un tour contre les Pistons en 7 mais les Bucks nous font redescendre sur Terre, sale sweep.

En 1975, c’est encore mieux, les Bulls passent le premier tour face aux Kings et poussent les Warriors de Rick Barry jusqu’à un Game 7 méga-serré, mais, qui tournera à l’avantage des…? Warriors pardi. Encore un échec en Playoffs pour les Bulls qui n’arrivent pas à confirmer en avril (Playoffs → Avril à l’époque). Les saisons régulières sont maîtrisées mais lorsque les Playoffs arrivent, la domination que l’on connaît aux Bulls durant la saison régulière disparaît et Chicago ne parvient pas à imposer son rythme et son jeu. La dernière saison de Motta chez les Bulls se termine assez catastrophiquement à cause des départs de Chet Walker notamment ou encore Rick Adelman. Oui oui, le Rick Adelman des Kings 2002. Cette dernière saison 1975-1976 se termine avec un bilan désastreux de 24 victoires pour 58 défaites, sale saison. A la fin de la saison, Dick Motta est viré par les Bulls et remplacé par Ed Badger. Dans la foulée, il rejoint les Bullets de Washington. En 1978, avec ses Bullets, Motta gagne le titre NBA contre les Seattle SuperSonics. Il est au sommet de sa carrière de coach, c’est son plus grand accomplissement en NBA avec le trophée de Coach of the Year.

En 1980, Motta devient le premier coach de l’histoire des Mavs qui viennent d’arriver en NBA. Il y reste 7 ans de 1980 à 1987. C’est pour lui une sorte de nouveau challenge. Il prend en charge une équipe d’expansion ; ce qui, sportivement parlant, n’est pas forcément attirant pour un coach de ce calibre. Il les mènera tout de même jusqu’à la première place de la Conférence Ouest en 1987. Après cette saison, Motta vit une période de 3 ans sans coacher d’équipe. En 1990, les Kings lui proposent un job de head coach en milieu de saison pour remplacer Jerry Reynolds. Bon, saison catastrophe pour les Kings, la suivante également. Il est remercié lors du Christmas Day 1991, ce qui lui fait à peu près 1 saison et demi passée en Californie. Motta prend de nouveau un break de 3 ans avant de retourner coacher les Dallas Mavericks. Encore une fois, il vit deux saisons cata qui conduiront les Mavs à le limoger en 1996. Il trouve finalement un nouveau poste de head coach dans la foulée dans le Colorado, du côté de Denver, avec lesquels il restera 1 an et demi environ. Cette aventure dans les montagnes coloradiennes est sa dernière danse en NBA. Après cette nouvelle aventure ratée, Dick décide de raccrocher les baskets, ou plutôt raccrocher la tablette si on peut dire à la fin de la saison 1996-1997. Sa carrière, malgré les échecs cuisants qu’il a vécu à la fin de sa carrière, n’en est pas moins riche avec un bilan en carrière de 935 victoires ce qui le classe 13ème coach le plus prolifique de l’histoire de la grande ligue.

Dick Motta a passé 25 ans de sa vie à coacher des équipes NBA, sans compter ses expériences universitaires et lycéennes d’avant NBA. Son palmarès est plutôt fourni sans être non plus exceptionnel. Il est Champion NBA en 1978 avec les Bullets, Coach of the Year en 1971 avec les Bulls, coach du All-Star Game en 1979 (durant lequel Artis Gilmore était présent), 3 fois champion de la Big Sky Conference en NCAA avec Weber State et Coach de l’année en NCAA en 1965.

Aujourd’hui, Motta a 90 ans et vit une vie paisible, pour encore longtemps on espère, dans l’Utah avec sa femme Jan. Il est considéré aujourd’hui comme l’un des meilleurs coachs de notre sport. Il est peut-être considéré par certains comme le second meilleur entraîneur de notre histoire derrière un certain Phil qui fera probablement l’objet d’un article plus tard. Motta est un précurseur du jeu qui a permis, ainsi que ses joueurs évidemment, à mettre Chicago sur la carte (basketballistiquement parlant en tout cas). Rendez-vous vendredi prochain pour un nouvel article sur l’histoire de votre franchise favorite.

Rédigé par Mathis DARDÉ (@2kkcanUseeMe sur Twitter).

La création de la franchise ! – Antenne Bulls #1

(Roster des Bulls lors de la saison 1968-69)

Notre histoire chicagoan commence au début des années 60 aux Etats-Unis, plus précisément en 1963. Chicago possède déjà une équipe en NBA : les Chicago Zephyrs. Mais malheureusement en manque de résultats sportifs et un bilan comptable trop juste, les Zephyrs se délocalisent à Baltimore en sortie de saison à 25 victoires et 55 défaites et laissent la ville de Chicago orpheline de toute équipe professionnelle de basket-ball. Pour remettre dans le contexte de l’époque, les Celtics gagnent leur 6ème titre en 1963, Bill Russell est élu MVP de la saison avec des moyennes de 18 points et 23 rebonds, du grand art. Les Celtics sont en train de rouler sur la NBA toute entière. La ligue tient une des plus grandes rivalités de l’histoire entre Russell et Chamberlain ce qui ne laisse pas beaucoup de place pour une équipe d’expansion. Mais le 16 janvier 1966, quelques années plus tard, la franchise des Chicago Bulls est créée par Dick Klein pour 1.6 millions de dollars et entre en NBA. Dick Klein est le premier proprio des Bulls mais est, avant tout, un entrepreneur de l’Iowa qui voyait un gros potentiel en Chicago. Il avait déjà essayé de racheter les Zephyrs quelques temps auparavant mais il n’avait pas réussi, les anciens proprio ne voulant lâcher les rênes de leur équipe. Klein cherche des investisseurs mais étant donné les piètres résultats des équipes ayant joué à Chicago précédemment, il n’y a pas foule. 

Le nom des Bulls, taureaux en français, est né grâce au fils de Dick, Mark Klein, qui s’est écrié lorsqu’il a vu la taille et le physique impressionnant des joueurs : “Mais papa, c’est une bande de taureaux !”. Klein a eu un flash et a gardé le nom de « Bulls » (Merci Mark). Klein décide de choisir les couleurs rouge et blanche pour les maillots et le logo de ses Bulls en référence aux couleurs des joueurs de Fort Madison, lycée pour lequel il a joué. Dès l’entrée des Bulls en NBA actée, Klein appelle le chicagoan, Red Kerr, ex-joueur NBA retraité depuis peu et lui propose le poste de head coach. Il propose le poste d’assistant coach à Al Bianchi, ancien joueur NBA lui aussi. Histoire de marquer le coup, Klein défile avec Kerr dans les rues de Chicago sur le toit d’un bus avec un vrai taureau pour motiver le public, absent à Chicago ces dernières années. Il fait ensuite venir Jerry Sloan en provenance des Bullets de Baltimore pour diriger sa jeune équipe. Arrive ensuite la Draft d’expansion durant laquelle ils vont choisir le meneur Guy Rodgers de Temple ou encore le forward Bob Boozer de Kansas St. Les matchs à domicile à Chicago se déroulent à l’International Amphitheatre sur la 42ème rue.

Pour leur premier match en NBA, lors de la saison 1966-1967 donc, les Bulls s’imposent à St. Louis contre les Hawks grâce notamment aux 36 points de Guy Rodgers sous ses nouvelles couleurs. Ils remportent également le second match de 3 points contre les San Francisco Warriors de Rick Barry et Nate Thurmond et vont même aller jusqu’à gagner leur 3ème match contre les Champions de conférence en titre, les Lakers de Jerry West et Elgin Baylor. On assiste à une saison plutôt correcte pour une équipe d’expansion. Cette première saison se solde par 33 victoires et 48 défaites et une place de 4ème de conf, bilan qui va d’ailleurs permettre aux Bulls de participer aux Playoffs. Les Bulls sont aujourd’hui encore, la seule et unique équipe à s’être qualifié pour les Playoffs dès leur première saison. 

Guy Rodgers est All-Star avec des moyennes de 18 points et 11 passes par match, Jerry Sloan, All-Star également, met 17 points et gratte 9 rebonds, Bob Boozer fait lui aussi une très bonne saison et Red Kerr est élu Coach de l’année. Chicago débarque en Playoffs et retrouve les Hawks qu’ils avaient battus pour leur premier match. Ils n’existent pas dans la série et sont sweepé 3-0, 114 à 100, 113 à 107 puis 119 à 106. Et oui, à l’époque, le premier tour des Playoffs se jouait en 3 victoires. Cette première saison et cette participation aux Playoffs va redonner de l’espoir aux fans des Bulls et va réveiller la ville de Chicago. Les Bulls arrivent la tête haute pour leur 2ème saison. Evidemment, on rend hommage à Dick Klein pour ce qu’il a accompli pour la franchise, décédé en 2000 à l’âge de 80 ans. Également une pensée pour Jerry Sloan, décédé tout récemment en 2020 et à tous les autres joueurs ayant joué pour les Bulls ou n’importe quelles équipes qu’elles soient.

Rédigé par Mathis DARDÉ (@2kkcanUseeMe sur Twitter).

Interview de la voix des Bulls Stacey « Parlez-vous français ? » King !

Triple champion NBA lors du premier Three Peat, coach en G-League mais surtout voix charismatique derrière les échecs et les réussites de notre belle équipe, vous vous apprêtez à lire l’interview écrite de Stacey King, la voix derrière notre passion pour la franchise de l’Illinois. Des commentaires légendaires à jamais gravés dans nos mémoires tels que « Gimme the Hot Sauce !« , « Let me step back and kiss myself » ou encore « What are you doing Dragic ? Did you not get the memo ?!« .

Interview avec le légendaire Stacey King, la voix de nos exploits.

1 – Bonjour Stacey et merci de nous avoir accordé un peu de temps, nous vous connaissons mais pourriez-vous vous présenter pour vos fans français et nous expliquer votre parcours vers le rôle de commentateur vedette sur la chaîne CSN de Chicago et plus récemment comme analyste pour votre podcast « Gimme The Hot Sauce » ?

Je m’appelle Stacey King et ce sera ma 16ème saison en tant qu’analyste des Chicago Bulls.  J’ai joué au basketball universitaire à l’Université de l’Oklahoma et j’ai été Drafté en 6ème position par l’équipe à la loterie de la NBA en 1989.  J’ai fait partie des 3 premiers championnats des Bulls, connus sous le nom de The First Dance.  J’héberge actuellement mon propre podcast appelé « Gimme The Hot Sauce » qui fonctionne très bien.  Cela me donne une chance de toucher beaucoup de fans de Bulls, surtout en Europe.

2 – Vous avez maintenant un tout nouveau podcast : « Gimme the hot sauce » Que pouvez-vous nous dire au sujet de ce grand spectacle, où vous parlez essentiellement de tous les sports de Chicago ?

Eh bien, j’ai toujours voulu faire mon propre podcast depuis qu’on m’invite sur tous les podcasts.  J’ai pensé que ce serait amusant et excitant de créer le mien.  J’adore ça parce que c’est différent des autres podcasts sportifs.  Nous parlons de bien plus que de sports, ce qui rend notre spectacle différent et unique pour nos fans. Dans mon émission, nous nous amusons et nous souhaitons que les auditeurs ressentent la même chose lorsqu’ils l’écoutent. C’est très amusant et nous espérons que les fans l’aimeront autant que nous.

3 – Vous avez grandi dans l’Oklahoma, puis vous avez joué pour 5 équipes en NBA et également en Europe : pourquoi Chicago est devenu votre ville chérie ? Comment êtes vous devenu commentateur TV officiel des Chicago Bulls en 2006 ?

Mon père était militaire et il était en poste à Lawton (Oklahoma) où je suis né et où j’ai été élevé.  J’ai reçu une bourse de basketball à l’Université de l’Oklahoma où j’ai été 2 fois College Basketball Consensus All American.  J’ai été joueur de l’année et joueur de l’année de ma conférence.  J’ai ensuite été drafté par les Chicago Bulls au premier tour, dans la loterie de la draft. J’ai commencé ma carrière en tant que commentateur en 2005 en tant que 3e membre du « stand » avec Tom Dore et l’icône Chicago Bull, la légende Johnny « Redd » Kerr.

4 – Votre expérience en tant que head coach après votre carrière de joueur vous a-t-elle aidé à appréhender votre rôle de conseiller en télévision ?

Cela a certainement joué un rôle important dans mon évolution en tant qu’analyste de basket.  Cela m’a donné 2 perspectives pour analyser un match.  Je vois le jeu à travers les yeux d’un entraîneur et celui d’un joueur, ce qui rend le jeu tellement plus facile pour moi.

5 – Au début des années 90 : Aviez-vous réalisé que vous jouiez dans une des plus grandes équipes et organisations de tous les temps et que votre nom y serait associé à jamais ?

Oui, je pense que nous savions tous que nous étions sur le point de faire quelque chose de spéciale et de faire partie de quelque chose de magique qui changerait la vie de toute une organisation ainsi que de la ville de Chicago. Ce que nous avons commencé et ce que nous avons accompli dans les années 90 était magique et n’a plus été fait depuis et je doute que cela se reproduise un jour.

6 – Quel joueur des Bulls est/était le plus divertissant à commenter depuis le début de votre carrière de commentateur ?

Derrick Rose sera toujours mon préféré.  Je connais Derrick depuis qu’il était au lycée.  C’était un énorme talent à l’époque et c’est une superstar maintenant !  Super gamin sur et en dehors du terrain… Une joie et un plaisir pour moi de commenter son jeu !

7 – L’une de vos expressions les plus emblématiques est « Parlez-vous francais ? OUI OUI« l’avez-vous ajouté à vos grandes phrases grâce à Bill Wennington ou Joakim Noah ?

Quelle est l’histoire derrière tout cela ?

J’ai pris 2 ans de cours de français au lycée et je l’ai choisi parce que toutes les belles filles suivaient ce cours, alors j’ai pensé que ce serait cool de le suivre.  Jamais dans un million d’années je n’aurais pensé que je parlerais la langue, ni que je visiterais Paris et pourtant je l’ai fait plusieurs fois.  C’est un beau pays avec tellement d’histoires et une culture incroyable.  J’ai adoré mon séjour en France et j’ai pu visiter  pleins de choses et rencontrer des gens vraiment cool.  Selon le dicton, c’est un cri à tous les fans des Chicago Bulls en France !

8 – Parlons de notre équipe actuelle : nous avons un jeune noyau talentueux, surtout notre cinq majeur, qu’est-ce qui pourrait nous amener au prochain niveau ?

Cette année, je suis enthousiasmé par les chances de cette équipe de participer aux playoffs. Les fans de la ville et des Bulls du monde entier sont ravis ! L’objectif est de continuer à s’améliorer et de prendre les décisions nécessaires pour remonter la pente et redevenir champion NBA.  Cela prendra du temps mais je suis excité par ce voyage !

9 – Vous avez vécu l’ère GarPax, que pensez-vous de cette nouvelle ère, celle de Karnisovas/Eversley ?

Tout d’abord, John Paxson n’obtient pas le crédit qu’il mérite pour tout le talent qu’il a amené à Chicago au fil des ans.  Kirk Hinrich, Ben Gordon, Luol Deng, Joakim Noah, Derrick Rose, Taj Gibson et Jimmy Butler ! Il a fait un travail incroyable et c’est triste qu’il se soit fait attaquer comme il a pu l’être.  C’était un grand dénicheur de talents !  Mais en ce qui concerne la nouvelle direction, je suis extrêmement excité de voir ce que l’avenir va nous réserver. Je crois honnêtement qu’AK et Mark ramèneront cette équipe comme prétendante au titre d’ici 5 ans!  Je suis extrêmement enthousiasmé par la direction que prend cette équipe !

10 – On dirait que la gestion du jeu, la création et le poste de meneur est un problème, est-ce que l’évolution de Coby White pourrait la résoudre ?

 Coby ne fait que toucher du doigt le début de son véritable potentiel en tant que joueur.  Je crois que dans quelques années, il sera l’un des meilleurs meneurs de la NBA en raison de sa capacité à scorer. Billy Donovan va énormément aider Coby !

11 – Terminons cette interview par la question la plus importante et la plus difficile… Quel est le meilleur endroit que vous pouvez suggérer à la communauté française lors d’une visite à Chicago ? Et pour finir, avez-vous déjà été en France et si oui, quelle a été votre endroit favori ?

En ce qui concerne les restaurants, découvrez Avec’s et Chez Joel Bistro, ce sont des restaurants français incroyables dans la ville. Chicago est l’une des meilleures villes du monde. Tant de choses à faire et à voir. Elle est riche en histoires et possède une culture sans égale !  « Eh bien, il est temps d’y aller », j’espère que cela vous aidera mon gars !  A tous les fans Français des bulls, sachez que vous êtes incroyables !  Merci pour votre soutien sans faille !  Je vous aime tous !

On espère que ce contenu vous fait plaisir ! Vous pouvez retrouver Stacey King sur son compte twitter, instagram ou encore sur son tout nouveau podcast « Gimme the Hot Sauce« .

Interview de Cédric Leconte, Bertrand Landry et Julien Dubois.

Rédigé par Julien Dubois

Interview de Darnell Mayberry, l’homme au coeur du United Center.

Darnell Mayberry – The Athletic

Depuis quelques années, un nouvel insider se retrouve dans les couloirs du UC, déniche les meilleures infos et permet à notre communauté d’en savoir un peu plus sur notre franchise adorée : les Chicago Bulls.

Cette personne n’est autre que Darnell Mayberry, rédacteur pour The Athletic, qui a accepté une interview avec notre équipe. Bulls Nation, bonne lecture à vous.

1 – Bonjour Darnell et merci de nous avoir donné de votre temps, nous vous connaissons mais pourriez-vous vous présenter, votre chemin vers la couverture Bulls, pour nos fans français Bulls ?

Mon premier poste à la sortie d’université était au « Akron Beacon Journal » à Akron dans l’Ohio. J’ai commencé comme stagiaire après avoir obtenu mon diplôme, j’ai directement été engagé à temps plein une fois mon stage terminé pour couvrir l’équipe universitaire masculine d’Akron et les sports du lycée.

J’ai également couvert l’actualité des Cleveland Indians (MLB), des Cleveland Cavaliers (NBA), des Cleveland Browns (NFL), de Cleveland en ligue mineure de baseball et son équipe féminine de softball.

Après ça, je suis allé au journal « The Oklahoman » où j’ai passé 12 ans, j’y ai couvert la NBA pendant 9 ans. D’abord avec les New Orleans / Oklahoma City Hornets puis les Oklahoma City Thunder. Lors de mes 2 dernières années a l’Oklahoman j’étais un rédacteur sur internet et l’assistant rédacteur des sports. De là, j’ai rejoint « The Athletic  » ainsi que la couverture des Bulls en 2017.

2 – En grandissant, quelle était votre équipe préférée et/ou votre joueur préféré ?

Oh Anfernee « Penny » Hardaway sans hésiter. C’est mon idole de basket. Quand j’étais plus jeune je voulais jouer et me comporter comme lui. A cause de lui j’avais un intérêt pour les Orlando Magic du milieu des années 90.

Mais le premier match auquel j’ai assisté était un des Washington Bullets. Les sièges étaient horribles et le match aussi (pour les Bullets)Mais j’ai directement accroché. Et tristement, depuis je suis un fan des Bullets/Wizards. Bien que ma carrière a ralentit beaucoup mon intérêt en tant que fan, je les suis toujours du coin de l’œil, plus que les autres équipes.

3 – Karnisovas est venu et a construit un tout nouveau personnel (coaching, scouts, personnel médical), beaucoup de choses se sont passées en dehors du terrain mais pas tellement sur le terrain. Notre liste est à peu près la même que les années précédentes. Qu’en pensez-vous ?

Je comprends la stratégie : lente et stable. Ils ne cherchent pas à brûler les étapes en précipitant les choses. Je respecte ça. C’est intelligent s’ils montrent qu’ils savent reconstruire une équipe et installer une culture de la gagne.

Cette saison sera celle du développement des joueurs et de leur évaluation. Pendant que le front office s’occupe de ça, ils gardent de l’espace sous le cap pour l’été prochain. Le plan est de ne pas faire de grosses acquisitions par trade ou en utilisant la mid-level sur autre chose que le contrat d’un an de Garrett Temple. Ils cherchent à voir ce dont le noyau peut faire, en gardant de la flexibilité pour la free agency 2021.

4 – Vous avez vu les premiers pas et l’épanouissement de Paul, Durant et Westbrook, pensez-vous qu’un joueur de notre formation actuelle pourrait suivre leurs traces ?

Sans manquer de respect aux joueurs actuels des Bulls. Mais les joueurs que tu mentionnes sont des superstars.  Pour chacun de ces joueurs, c’était visible dès leur saison rookie qu’ils étaient sur la voie de l’excellence.

Zach LaVine est un super scoreur. Coby White pourrait avoir le potentiel d’une star. Mais je ne parierai pas sur l’un d’eux pour suivre la trace d’une superstar. Ces 2 joueurs ont un long chemin à faire, pas juste sur eux même mais sur comment apprendre à mener leur équipe au succès.

5 – Des rumeurs suggèrent que certaines équipes ciblent Patrick Williams, quel genre de saison prévoyez-vous pour lui ? Que peut être son plafond potentiel ?

Je pense que nous allons voir des flashs des promesses placées en lui. Mais il doit gravir les échelons étant donné la structure de cette saison et les options que les Bulls ont au poste d’ailier. J’attends de le voir jouer encore plus après ce dernier mois où tout le monde même les Bulls fantasment sur lui. Mais je pense qu’il est important de se souvenir qu’il reste un joueur très inexpérimenté. Son développement va prendre du temps. Mais de ce que j’entends, il a tout le potentiel du monde.

6 – Que doit faire Lauri Markkanen pour exploser cette saison ?

La régularité est le point principal pour Markkanen. Au regard de ce que on a vu la saison passée, les chances qu’il devienne la star que l’on espérait s’amenuisent. Et il n’y a pas de problème à cela. Il peut-être une pièce précieuse dans une équipe de playoff. Premièrement il doit devenir plus fiable. Il doit améliorer sa défense, qu’elle soit individuelle ou collective. Il a besoin d’être plus régulier au shoot étant donné que c’est sa plus grosse arme. J’aimerais également le voir s’améliorer dans sa prise d’initiatives face à un missmatch, un domaine dans lequel il est en difficulté. Ce sont les points principaux qui peuvent l’aider à rebondir après sa dernière saison décevante.

7 – L’année où vous avez quitté OKC, coach Donovan était sur le point de débuter son aventure NBA ; avez-vous eu la chance de le rencontrer avant de quitter la ville ?

Est-il le coach qui peut améliorer ce groupe de joueurs et les aider à grandir, à step up ? J’ai écrit à propos de mon expérience avec Donovan à OKC en Septembre :

https://theathletic.com/2094879/2020/09/26/mayberry-what-kind-of-bulls-coach-will-billy-donovan-be/

En résumé, j’ai arrêté de couvrir le Thunder après la saison 2014-2015, la dernière de Scott Brooks pour évoluer vers un rôle de rédacteur en chef à The Oklahoman en supervision de la couverture de la NBA. J’étais donc toujours impliqué pendant les deux premières saisons de Donovan, mais davantage en retrait. Donovan aura cette saison l’opportunité de montré quel genre de coach NBA il est vraiment. Il n’a pas les all-stars ou les talents all-nba dont ils jouissaient à OKC. Il doit construire de zéro à Chicago. Si je pense qu’il peut le faire ? Je répondrai ceci : J’ai plus confiance en Donovan que j’en avais en Jim Boylen. Les Bulls ne peuvent pas faire pire.

8 – A quel point est-il difficile de couvrir une équipe dirigée par Karnisovas qui semble très discret sur chacun de ses moves, sur chacune des décisions prises ? Quel genre de relation entretenez-vous avec lui et Marc Eversley ?

L’un comme l’autre ont été professionnels et conciliants avec les médias jusqu’ici. Mais comme l’un d’entre eux l’a récemment admis, ils ont encore dans la phase de la lune de miel, les Bulls n’ont toujours pas joué un match.

Nous verrons comment la perception changera quand l’équipe aura mis un pied sur le parquet. Le vrai travail commencera à ce moment-là. Aujourd’hui, ils ont fait des décisions malines en faisant le ménage en interne et en amenant des nouvelles personnes qui offrent de nouvelles idées. C’était juste la première étape. Quel genre de joueurs seront-ils capables de recruter ? Quel genre d’équipes construiront-ils ? A quel point arriveront-ils à pérenniser les succès, dans l’optique où ils en ont ? Ce sont des questions auxquelles nous n’avons pas encore de réponses.

9 – Quelles sont les pièces manquantes pour faire de Chicago un contender ou une équipe ambitieuse, une franchise attractive capable d’attirer un gros poisson à la prochaine free agency ?

Giannis Antetokounmpo serait sympa ! Mais sérieusement, il faudrait une énorme signature comme lui pour faire des Bulls un candidat au titre. Il serait peu judicieux de parier là-dessus. Peut-être que les Bulls feront un blockbuster trade qui ramènera une star. En drafter une est également une possibilité. Mais c’est en tout cas ce qu’il faudra, cette ligue est une ligue de stars. Les équipes qui les ont sont des candidats au titre, les autres peinent dans la lottery. Mon sentiment est que le nouveau front office sera aussi actif que possible pour améliorer le roster. Généralement, cela prend du temps sauf si LeBron James décide de signer pour votre franchise.

10 – Finissons cette interview avec la plus importante et la plus difficile des questions : un endroit à suggérer lorsque l’on visite Chicago ? Quelle est votre recommandation pour la communauté française ?

Haha. Je suis toujours relativement nouveau en ville, et comme vous le savez, la majeure partie de cette année a été placée sous le signe du confinement. Donc mes trois années à Chicago se résument plutôt à deux. Et l’essentiel de ces années ont été consacrées à m’ajuster et à me consacrer à la couverture des Bulls.

Mais il y a une tonne d’options à Chicago, de la délicieuse gastronomie aux arts, théâtres, musées, parcs, à l’architecture, à la vie nocturne et bien plus encore. Un conseil pour mes amis français : venez visiter en été, pas en hiver !

On espère que cette entrevue vous a plu et vous donnera envie de suivre ce dernier sur les réseaux sociaux. A bientôt sur Bulls France !

Interview de Cédric Leconte, Bertrand Landry et Clément Girardin.

Rédigé par Julien Dubois.

Quel joueur pour les Bulls avec le 4ème pick ?

La loterie de la draft a eu lieu hier soir et après trois années consécutives à choisir en 7ème, les Bulls ont enfin eu un peu de chance et sont montés dans le top 4 de la draft. Contrairement aux autres années où le choix pouvait nous sembler imposé par les équipes sélectionnant avant Chicago, cette saison de multiples choix vont s’offrir aux Bulls. Dans une draft au haut de tableau très homogène, le choix du prospect sera d’autant plus important qu’il s’agira du premier joueur recruté par le ticket Karnisovas – Eversley.

Quatre joueurs semblent néanmoins se démarquer pour porter nos couleurs lors de la reprise de la NBA.

LaMelo Ball.

Si la logique voudrait que les trois joueurs choisis en premier soient Edwards (Wolves), Wiseman (Warriors) et Ball (Hornets), il n’est pourtant pas impossible que ce dernier glisse jusqu’au choix numéro 4. Une surprise pour le joueur qui a peut-être le plafond le plus haut de cette draft. Vision du jeu et vista extraordinnaire, LaMelo Ball a de quoi faire lever les foules en NBA même si ses axes d’améliorations sont nombreux.

A plus de 2m, il a un avantage non négligeable sur l’opposition, que ce soit pour lire le jeu par-dessus les défenses ou pour tirer malgré la présence de l’adversaire. Sa créativité est bien au-dessus de la moyenne et cette saison, il a donné l’impression de jouer davantage avec la tête levée. Il a ajouté un floater à son arsenal cette saison, un point positif, quand on connaissait sa tendance à planter ses pieds au sol pour un jump shot à mi-distance ou son entêtement à aller au drive. Un signe qu’il lit mieux les défenses que par le passé. Athlétiquement il est très intéressant, de par sa taille et son premier pas rapide. Une grosse vision du jeu, un tir qui part très rapidement et un premier pas rapide, autant dire qu’il est très dangereux sur pick&roll, une bonne nouvelle quand on connait la tendance de la NBA à en user à outrance.

Avec sa grande taille et ses prédispositions athéltiques, on pourrait se dire que LaMelo a tous les moyens à disposition pour être un bon défenseur : c’est loin d’être le cas. Très limité dans les efforts il ne correspond sur ce point, pas à ce que la fanbase des Bulls apprécie. Un peu à l’image d’un LaVine, sur le papier, les outils pour être un bon défenseur sont là, sur le terrain en revanche, la réalité est bien plus sombre. Sa taille devrait lui permettre d’aller facilement au contact sur les drives mais il est encore relativement timide sur ce point-là. Il préfère éviter le contact plutôt que de l’absorber pour un and one, un défaut qu’il va devoir rapidement corriger pour se frotter aux défenses NBA.

Enfin : le shoot. Si avoir un tir rapide est une très bonne chose, la mécanique de shoot de LaMelo est clairement à revoir, de même que sa sélection de tirs lorsqu’il est derrière la ligne à trois points. Il tire avec les coudes écartés et au lieu d’avoir sa main droite sous la balle, elle est placée sur le côté, il se retrouve donc avec une main de chaque côté de la gonfle, toute une mécanique de tir à retravailler dès son arrivée en NBA. Aux Bulls, l’arrivée de LaMelo poserait des questions sur la hiérarchie avec Coby White. Vrai gestionnaire, Ball semble plus complémentaire avec LaVine sur le plan offensif. Quant à la défense, le backcourt resterait un problème pour Chicago avec trois joueurs (Ball, White, LaVine) loin d’être élites de ce côté-là du parquet.

Deni Avdija.

Pas le joueur le plus athlétique, Avdija ne va pas impressionner par sa rapidité latérale ni par un premier pas létal. Bien sûr, cela ne va pas l’empêcher de claquer des tomar en transition, mais il ne faut pas s’attendre à le voir tenter un dunk face à une raquette bondée. La grande force d’Avdija est dans son QI Basket, c’est un joueur intelligent, calme qui peut clairement servir de facilitateur au poste 3. Doté d’une bonne vision du jeu, son dribble est également très bon pour un joueur de sa taille (2m03).

Ce qui nous amène au point suivant et l’aspect de son jeu que je trouve le plus avancé : sa création de tirs. Il est capable de se débarrasser de la défense d’une multitude de manières et son pull-up en sortie de dribble est particulièrement fort. Il relâche la balle très haut ce qui en fait un tir difficile à contester. Son footwork et son intelligence de jeu lui permet également de naviguer facilement dans la défense adverse que ce soit pour aller au drive (balle en main ou à l’aide d’un cut) ou pour se démarquer derrière les écrans de ses coéquipiers. Si son shoot de loin pouvait paraître inquiétant en début d’année dernière, c’est un aspect de son jeu qu’il a bien travaillé et pour lequel il commence déjà à récolter les fruits. Il a terminé avec un pourcentage à trois points en nette amélioration et montre ainsi qu’il pourra sûrement s’adapter à la distance imposée par le jeu NBA.

C’est un défenseur correct, déjà costaud, clairement volontaire de ce côté-là du terrain et, encore une fois, son QI basket lui permet d’être au-dessus du lot dès qu’il s’agit d’intercepter ou de contrer la balle. Déjà habitué aux joutes de haut niveau avec l’Euroligue, Avdija aura l’avantage d’être plus mature que la majorité des prospects de sa classe de draft, un plus non négligeable pour une équipe qui désire être compétitive dès l’an prochain. Dans l’optique où LaMelo Ball est sélectionné dans le top 3, Deni Avdija apparaît aujourd’hui comme le choix logique pour les Bulls. Il apporterait sa polyvalence à l’effectif et comblerait un manque à la création qui incombe actuellement au seul Zach LaVine. L’historique de draft d’Arturas Karnisovas nous montre également qu’il a tendance à tomber sous le charme des profils offensifs et techniques. Il est d’ailleurs aller le voir évoluer en Europe, tout comme notre nouveau GM Marc Eversley.

Isaac Okoro.

Que les choses soient claires. Isaac Okoro est le meilleur défenseur de cette cuvée de draft. Il ne se contente pas d’avoir des attributs physiques exceptionnelles (rapidité latérale, explosivité, puissance, gabarit), son état d’esprit est incroyable. Il fait partie de cette classe de joueurs qui prennent un énorme plaisir à défendre sur leur adversaire direct, avec une féroce volonté de l’anéantir. Son sens des rotations défensives est particulièrement élevé pour un joueur de cet âge, il coupe parfaitement les lignes de pénétration. Son physique incroyable va lui permettre de swticher sans problème en NBA.

Aux Bulls, il pourrait combler un manque évident de défense sur les lignes extérieures. Avec Wendell Carter Jr. il pourrait rapidement devenir le patron de la défense Chicagoane.

L’aspect offensif est plus délicat pour Isaac Okoro qui n’est pas aussi facile de ce côté-là du terrain que le sont les deux joueurs précédemment évoqués. Très bon en transition il a plus de difficultés à faire la différence lorsque le jeu est posé malgré un QI Offensif bien au-dessus de la moyenne. Sa capacité de création est relativement limitée et s’il est explosif, il a du mal à contourner la défense sur ses drives et peut parfois donner l’impression d’aller s’empaler sur l’intérieur adverse. Les outils sont là, mais il devra ajouter quelques cordes à son arc (comme un euro step) pour être vraiment efficace à ce niveau-là en NBA. 

Venons-en maintenant au gros point noir sur le tableau d’Isaac Okoro : le shoot. S’il est correct à mi-distance, le tir à trois points représente une grosse difficulté pour lui tout comme son pourcentage aux lancers francs. C’est un aspect de son jeu sur lequel il devra obligatoirement travailler pour s’installer durablement dans un cinq NBA. Mais Isaac Okoro est réputé pour avoir l’une des plus grosses éthiques de travail de cette classe de draft, par conséquent, cette mission ne semble pas tout à fait impossible. De simple défenseur à véritable two-way player en passant par 3&D, les scénarios pour l’évolution d’Okoro sont multiples. A Chicago, on a toujours le souvenir d’un jeune Jimmy Butler, limité à son arrivée mais qui, armé d’une féroce volonté et d’une grosse éthique de travail a réussipetit à petit à se hisser au rang d’all-star. C’est tout le mal que l’on peut souhaiter à Isaac Okoro.

Killian Hayes.

Killian Hayes est un meneur crafty, très habile balle en main, il sait profiter du moindre déséquilibre de son adversaire direct pour le punir. Une fois l’épaule passée, l’avantage pris est définitif et il n’y a pas grand-chose que le défenseur peut faire pour stopper Hayes. La création est le point fort du jeu d’Hayes, que ce soit pour lui ou pour ses coéquipiers, avec ou sans ballon. Il a montré à de nombreuses reprises que son stepback pouvait être létal et s’il y a quelques progrès à faire en termes de catch and shoot, il affichait un impressionnant 42% à trois points en sortie de dribble cette saison. S’il a le défaut de forcer quelques passes, le QI basket d’Hayes est également un de ses atouts et il est globalement un bon playmaker, trouvant de très bon angles de passes de sa main gauche. S’il est très bon pour lancer des transitions à l’aide de longues passes, ici, on aime surtout les bounce passes qu’il distribue en sortie d’écran et qui amène régulièrement à des points faciles pour l’intérieur.

Défensivement, il a de grosses qualités et ce même si ses capacités athlétiques sont dans la moyenne. Sa lecture du jeu lui permet d’intercepter un bon nombre de ballons et il est particulièrement à l’aise en transition, notamment friand des chase down blocks. Il n’a absolument aucun problème à switch sur de plus grands attaquants, bien aidé par sa taille (1m96) et son envergure. Capable de défendre sur les postes 1 et 2 sur tout un match, il peut également s’occuper du poste 3 adverse par séquence. Hayes manque néanmoins de régularité en défense et lui arrive d’avoir quelques trous d’airs de ce côté-là du terrain pendant un match.

S’il se sert avec brio de sa main gauche, Killian Hayes est trop timide avec sa main droite, un défaut qui rend le travail de ses adversaires plus facile pour le défendre : il dribble principalement vers la gauche et ne finit quasi jamais de la main droite. Le fit avec Zach LaVine est intéressant, il permettrait de libérer LaVine d’un peu du poids de la création et d’ajouter à ses côtés un joueur qui peut défendre sur deux postes, laissant à LaVine le joueur le moins dangereux du backcourt adverse. Pour être parfaitement complémentaire de LaVine, il devra néanmoins travailler sur son catch and shoot (seulement 18% de loin la saison dernière). Un défaut qu’il pourrait rapidement gommer étant donné sa réussite de loin en sortie de dribble ou son pourcentage aux lancers francs (91%), toujours un bon indicateur pour l’évolution possible du shoot.

Quoiqu’il en soit, In Artūras Karnišovas We Trust.

Par @Aricio_

Review d’un fan : « I’ll Show You »

Si vous êtes sur cette page web, c’est que le nom de Derrick Rose vous évoque quelque chose. Un joueur fabuleux ayant connu un parcours chaotique. Dans ce livre, écrit en collaboration avec Sam Smith, Derrick se confie pour la toute première fois.

Connu pour être un personne introvertie, ne souriant que très peu devant la caméra, l’ex-superstar de la NBA a toujours été très discret sur ses sentiments, son enfance ou sa dépression l’ayant éloigné des parquets de la grande ligue.

A travers cet autobiographie, le surnommé « Pooh« , dû au dessin Winnie l’ourson, a pour but de « nous montrer » que malgré les difficultés financières, les blessures ou les diffamations portées à son égard, il est possible de s’en sortir.

En tout premier lieu, l’ancien MVP évoque les obstacles rencontrés lorsqu’on grandit dans le quartier le plus criminel de la célèbre ville de Chicago. De son lit rempli de cafard à son salon où les substances illicites circulaient à foison, Derrick n’hésite pas à expliquer toutes les travers qu’une enfance pareille implique. D’autre part, il évoque sa volonté de remédier à ses problèmes de quartier, à changer les choses aux Etats-Unis concernant le racisme ambiant. Un projet immobilier et et humanitaire qui lui tient à cœur.

Dans ce livre, pas besoin de langage soutenu où les mots sifflent comme une poésie, Derrick Rose se livre tel qu’il est, avec un langage qui lui est propre et qui fait ressentir au lecteur qu’il est à ses côtés et qu’il peut comprendre ce qu’il ressent.

Si comme nous, gérants de « Chicago Bulls France », vous êtes fans du joueur, vous serez désormais fan de l’homme. Du père de famille qu’il est, du coéquipier qu’il est devenu après son transfert de Chicago. Entre humilité et confiance en soi, il est temps d’en savoir plus sa relation avec Thibodeau, son aventure à Cleveland ou encore sa fausse querelle avec Jimmy Butler. Grâce à ce livre, Derrick Rose vous montrera qu’il est possible de surmonter les difficultés quand celles-ci paraissent insurmontables et qu’être le meilleur n’est pas un rêve mais un devoir.

 

Sorti le 17 juin, « I’ll Show You » est actuellement disponible sur Amazon et à la Fnac. Edité par Talent Sport.

Retrouvez ici les différents livres proposés par Talent Editions, regroupant des classiques comme « Showboat » ou « Not a Game ».

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Zach LaVine, un All Star en devenir ? [InsideBasket.com]

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Dans quelques heures, nous saurons enfin qui seront les remplaçants du All-Star Game et par conséquent si Zach sera pris par les coachs…

Pour vous faire un débrief de la situation du jeune arrière de l’Illinois et d’évaluer ses chances d’y accéder, nous avons produit un article le concernant sur le site InsideBasket.com

L’article est disponible juste ici.

Bonne lecture !

#BullsNation

Julien (@JulienMickaelD)

Podcast Bullshit #8 : Boylen à la ramasse… Début de saison compliqué !

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Huitième épisode de l’émission « Bullshit » ! Au programme :

– Jim Boylen, où en est-il ?

– Effectif en déroute

– Débat : LaVine ? Quel est son plafond ?

– Markkanen démarre enfin ! Blessure et déprime ?

Disponible sur YouTube et Soundcloud.

Preview Bulls @ Cavaliers – 30/10/19

On est parti pour cette nouvelle preview ! Tu veux dire que tu vas nous expliquer comment on va se faire botter les fesses ?

Non don’t be so mean ! Il y a toujours de l’espoir et cet espoir s’ouvre en plusieurs actes que nous allons tenter d’extraire.

Comment défendent les Cavaliers ? Sur le P&R, vous y êtes habitués, votre œil ne voit plus que ça, l’intérieur reste dans la raquette protéger le cercle et le défenseur du porteur de balle suit le porteur. Et qu’est ce que ça veut dire Jamie Boy ? En théorie, cela veut dire qu’il faut jouer le P&Pop car le tir sera ouvert. Et maintenant ça suffit les bêtises, on les rentre ces tirs ! On les rentre ! Je dois rappeler que si les Bulls étaient à une adresse moyenne de 36% aux tirs ouverts ce qui est une moyenne convenable, surtout vu la qualité de nos shooteurs, on aurait mis aux Hornets 6 points de plus et aux Knicks, 18 ! Mais là je m’égare.

Loin du ballon, les Cavs switchent sur les écrans exter-exter mais gardent leurs joueurs sur les exter-inter. Ils passent souvent sous les écrans dans ces moment là. Et tu sais ce que ça veut dire ? Et oui encore du tir exter pour notre attaque.

Maintenant comment on attaque les Cavaliers du coup ? Tu l’as compris du shoot de loin qu’il va falloir mettre. Cela devient urgent. A côté de ça, les Cavaliers défendent vraiment mal le P&R, Garland tout particulièrement. Je sais que ce soir c’est l’anniversaire de Sato, donc il faut que lui et White attaquent encore et encore le cercle sur Garland et sur Knight. Sexton n’est pas non plus un grand défenseur, il oriente trop pour contenir l’axe, donc il faut le déborder sur l’extérieur. Bref harcelez cette défense du P&R sur les deux exters très jeunes, ressortir les bons ballons pour le Pop et planter ces tirs. La rota des Cavs est classique donc les gars auront des shoots à mettre. De plus, Osman est lent sur ses appuis et ne fait pas beaucoup d’efforts en D. Otto Porter doit, comme face au match contre les Knicks au départ, prendre le dessus sur Osman, soit loin du ballon soit avec le ballon. Je veux du système en double lame, ce que je décrivais chez les Grizzlies.

De plus les Cavs sont une défense horrible en transition aussi, donc on protège ce rebond, priorité absolue en défense et on relance vite. Si on protège le rebond ensemble, on tiendra.

Comment les Cavaliers attaquent ? Sur transition ils jouent beaucoup le tir exter en première intention. Donc il faudra bien close out et communiquer. Attention à ces séquences où l’adversaire accélère le jeu et plante 8 points en 30 secondes.

Sur jeu placé, on retrouve beaucoup de P&R/Pop pour Garland et Sexton. On sait que Love va pop mais attention, il est malin, on doit bien surveiller ses gestes pour ne pas sauter dans les feintes. S’il pop, notre défense peut être impactée vu qu’on monte très haut sur le porteur, dans ce cas il faut le couper en étant agressif sur sa balle et bien revenir sur Love à côté. Lorsque les Cavaliers jouent P&Pop avec Love, je suis pour qu’on n’essaie même pas de monter à deux, couvrons le pop et envoyons notre pivot en protection de cercle pour aider, vu que les pivots des Cavaliers ne shootent pas.

De plus on voit beaucoup de remontées depuis le corner pour Osman. Comme ici :

Dans ces cas là, être attentif, ne pas passer sous l’écran pour ne pas donner un tir ouvert et être prêt à contester le drive.

Enfin et là j’ai assez peur. Beaucoup de jeu avec deux écrans. On sait que ça nous réussit pas lorsque c’est du Horns. Pour la simple raison qu’on doit adapter notre défense. Si tu as deux poseurs d’écran, tu dois savoir de quel côté tu montes à deux sur le joueur ce qui est déjà difficile. De plus tu ne peux plus utiliser ta rotation vu que tes deux bigs sont occupés sur l’action. J’espère que les Bulls vont mettre en place une défense spéciale « Horns ». On sait que sur ce Horns des Cavaliers, Love Pop, TT roule et le porteur de balle drive. Donc, je suis pour que le 4 reste sur Love, le 5 reste en bas en protégeant le cercle et le défenseur du porteur de balle le suive. En gros ça ressemble à un drop classique avec décrochage du 4 pour couvrir le pop. J’illustre ici :

Voilà la séquence d’attaque :

Voilà comment je la défendrais avec nos Bulls :

Enfin dernier fond de jeu, le poste bas pour TT ou Love avec des joueurs qui tournent autour pour se démarquer à trois points. Bon, je suis plutôt confiant sur ce domaine, il faut tenir son joueur pour éviter de donner un tir ouvert.

Le point rebond offensif, les Cavaliers adorent le rebond off. Apprenons de nos erreurs contre les Knicks, protégeons ce rebond à tout prix !

Voilà, ce sont mes tips pour suivre le match de ce soir. Je ne suis pas confiant tant que les Bulls n’auront pas prouvé qu’ils pouvaient arrêter de bananer tous leurs tirs ouverts. Si on rentre ces shoots ensuite, le reste ça sera du peaufinage.

Let’s go Bulls, SEE RED mais surtout SEE DROIT et SOIS ADROIT !

Guhur (@GugurCahaya)

Preview Bulls @ Knicks – 28/10/19

Ce soir on joue les Knickerbockers. Autre franchise mythique qui, comme les Bulls, ne brille pas par ses résultats sportifs ces dernières années mais continue de générer un capital positif. Je ne sais pas si le match sera une merveille visuelle, mais je suis convaincu qu’il est économiquement très rentable. Pour cacher la pilule commerciale, nos deux équipes vont tenter de proposer un basket, basket que nous allons tenter d’analyser dans ses grandes lignes.

Comme souvent D First. Celle des Knicks n’est pas aussi inexistante qu’on peut le lire de la part des mauvaises langues et si nous verrons que Fizdale n’a pas les plus grands stratagèmes offensifs, il a au moins le mérite de proposer une défense avec des axes réguliers. Premièrement, le P&R. Les Knicks laissent le big man très bas dans la raquette, le défenseur du porteur de balle accompagne ce dernier. De ce fait, le porteur du ballon a le choix entre s’opposer directement au second rideau, prendre un midrange ouvert, transmettre au poseur d’écran. Dans ce genre de défense comme face au Grizz, je conseille le P&Pop, ça veut dire qu’on risque de voir Lauri prendre 10 3 points identiques, en espérant qu’il règle enfin la mire. Car ce sont de bons tirs, pour les rendre meilleurs, il faudrait qu’ils soient exécutés du côté droit de Lauri. La raison restant toujours la même, cf la shot chart. Le rouge étant un % élevé, le bleu un % faible.

Les Knicks ajoutent une chose différente par rapport aux Grizz, le défenseur côté ballon vient aider pour contester le drive ou le Pop. Ainsi on retrouve un défenseur zonant plus qu’il ne tient son homme entre deux attaquants. 

Sur les écrans loin du ballon, on tient son joueur et on suit dans l’écran. Sur les handoff on passe en dessous de la transmission et on garde son joueur. La défense des Knicks est assez permissive aux trois points, il faut exploiter les aides et le manque de communication pour trouver des tirs ouverts. De même si je conseillais d’attaquer le cercle des Grizzlies, ce soir je suis plus indécis. Leurs rotations sont deep sur le secteur intérieur. J’essaierai de les forcer à sortir un maximum sur les tireurs pour ouvrir le cercle. Proposer des solutions de cut sur lesquelles les Knicks suréagissent et encore une fois briser les rotations. Cette équipe a une forte présence au rebond défensif, limitons notre agressivité sur ce domaine, ne donnons pas trop de transitions où les Knicks jouent leur chance étant limités sur le tir extérieur en jeu placé.

En effet l’attaque des Knicks est assez statique. Elle passe beaucoup par le jeu au poste bas étant réputé comme un style qui casse le mouvement. Bien que n’étant pas totalement d’accord avec cette philosophie, fort est de constater que les Knicks ne circulent pas beaucoup une fois le « Punch » lancé. Ce dispositif est beaucoup utilisé par Randle et Morris notamment qui tentent d’apporter une aide. Je pense que l’une de nos pièce maîtresse ce soir sera Thaddeus Young, qui va devoir contenir ces deux gars en utilisant le moins d’aide possible. Lorsque les Knicks ne jouent pas le poste bas, ils utilisent un dispositif avec deux joueurs dans les corners et trois autres face au cercle à  0°, 45°gauche et 45° droit. De là on est sur un système de P&R, handoff, flare screen, feinte de handoff de l’intérieur pour cut. Le schéma est très simple et n’utilise presque uniquement que ces trois joueurs, les deux autres attendant qu’une aide vienne pour être démarqués. Ici un exemple de flare screen pour cut directement RJ Barrett.

Les Knicks sont très limités au tir, je suis donc pour contester un maximum ces drives des porteurs de balle, en les orientant un maximum vers l’extérieur de l’axe pour donner un drive au big par le centre, l’aide venant alors du joueur sur l’extérieur dans les 45° opposé. Globalement, il faut enfermer le porteur de balle pour éviter un maximum de venir aider côté ballon. C’est d’ailleurs la différence principale dans les séquences où les Bulls défendent correctement. On oriente plus efficacement et on rend les transmissions aux joueurs ouverts plus difficiles.

Enfin, les Knicks aiment attaquer comme nous le rebond offensif avec leurs joueurs de grande taille et athlétiques. Si nous sécurisons le rebond, nous aurons des transitions grandes ouvertes que les Knicks protègent mal. Attention à ce secteur, il faudra bien boxout avec trois joueurs. 

Pour synthétiser ce soir nous devons :

  • En attaque :

– Commencer à rentrer nos tirs ouverts, notre sponsor c’est un fuckin opticien. c’est pas possible de tirer autant à côté.
– Faire sortir les défenseurs sur les tireurs.
– Jouer en transition.

  • En défense :

– Sécuriser le rebond.
– Ne pas donner trop d’aides évidentes sur les drives.
– Tenir le poste bas en Man to Man.

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