Interview de la voix des Bulls Stacey « Parlez-vous français ? » King !

Triple champion NBA lors du premier Three Peat, coach en G-League mais surtout voix charismatique derrière les échecs et les réussites de notre belle équipe, vous vous apprêtez à lire l’interview écrite de Stacey King, la voix derrière notre passion pour la franchise de l’Illinois. Des commentaires légendaires à jamais gravés dans nos mémoires tels que « Gimme the Hot Sauce !« , « Let me step back and kiss myself » ou encore « What are you doing Dragic ? Did you not get the memo ?!« .

Interview avec le légendaire Stacey King, la voix de nos exploits.

1 – Bonjour Stacey et merci de nous avoir accordé un peu de temps, nous vous connaissons mais pourriez-vous vous présenter pour vos fans français et nous expliquer votre parcours vers le rôle de commentateur vedette sur la chaîne CSN de Chicago et plus récemment comme analyste pour votre podcast « Gimme The Hot Sauce » ?

Je m’appelle Stacey King et ce sera ma 16ème saison en tant qu’analyste des Chicago Bulls.  J’ai joué au basketball universitaire à l’Université de l’Oklahoma et j’ai été Drafté en 6ème position par l’équipe à la loterie de la NBA en 1989.  J’ai fait partie des 3 premiers championnats des Bulls, connus sous le nom de The First Dance.  J’héberge actuellement mon propre podcast appelé « Gimme The Hot Sauce » qui fonctionne très bien.  Cela me donne une chance de toucher beaucoup de fans de Bulls, surtout en Europe.

2 – Vous avez maintenant un tout nouveau podcast : « Gimme the hot sauce » Que pouvez-vous nous dire au sujet de ce grand spectacle, où vous parlez essentiellement de tous les sports de Chicago ?

Eh bien, j’ai toujours voulu faire mon propre podcast depuis qu’on m’invite sur tous les podcasts.  J’ai pensé que ce serait amusant et excitant de créer le mien.  J’adore ça parce que c’est différent des autres podcasts sportifs.  Nous parlons de bien plus que de sports, ce qui rend notre spectacle différent et unique pour nos fans. Dans mon émission, nous nous amusons et nous souhaitons que les auditeurs ressentent la même chose lorsqu’ils l’écoutent. C’est très amusant et nous espérons que les fans l’aimeront autant que nous.

3 – Vous avez grandi dans l’Oklahoma, puis vous avez joué pour 5 équipes en NBA et également en Europe : pourquoi Chicago est devenu votre ville chérie ? Comment êtes vous devenu commentateur TV officiel des Chicago Bulls en 2006 ?

Mon père était militaire et il était en poste à Lawton (Oklahoma) où je suis né et où j’ai été élevé.  J’ai reçu une bourse de basketball à l’Université de l’Oklahoma où j’ai été 2 fois College Basketball Consensus All American.  J’ai été joueur de l’année et joueur de l’année de ma conférence.  J’ai ensuite été drafté par les Chicago Bulls au premier tour, dans la loterie de la draft. J’ai commencé ma carrière en tant que commentateur en 2005 en tant que 3e membre du « stand » avec Tom Dore et l’icône Chicago Bull, la légende Johnny « Redd » Kerr.

4 – Votre expérience en tant que head coach après votre carrière de joueur vous a-t-elle aidé à appréhender votre rôle de conseiller en télévision ?

Cela a certainement joué un rôle important dans mon évolution en tant qu’analyste de basket.  Cela m’a donné 2 perspectives pour analyser un match.  Je vois le jeu à travers les yeux d’un entraîneur et celui d’un joueur, ce qui rend le jeu tellement plus facile pour moi.

5 – Au début des années 90 : Aviez-vous réalisé que vous jouiez dans une des plus grandes équipes et organisations de tous les temps et que votre nom y serait associé à jamais ?

Oui, je pense que nous savions tous que nous étions sur le point de faire quelque chose de spéciale et de faire partie de quelque chose de magique qui changerait la vie de toute une organisation ainsi que de la ville de Chicago. Ce que nous avons commencé et ce que nous avons accompli dans les années 90 était magique et n’a plus été fait depuis et je doute que cela se reproduise un jour.

6 – Quel joueur des Bulls est/était le plus divertissant à commenter depuis le début de votre carrière de commentateur ?

Derrick Rose sera toujours mon préféré.  Je connais Derrick depuis qu’il était au lycée.  C’était un énorme talent à l’époque et c’est une superstar maintenant !  Super gamin sur et en dehors du terrain… Une joie et un plaisir pour moi de commenter son jeu !

7 – L’une de vos expressions les plus emblématiques est « Parlez-vous francais ? OUI OUI« l’avez-vous ajouté à vos grandes phrases grâce à Bill Wennington ou Joakim Noah ?

Quelle est l’histoire derrière tout cela ?

J’ai pris 2 ans de cours de français au lycée et je l’ai choisi parce que toutes les belles filles suivaient ce cours, alors j’ai pensé que ce serait cool de le suivre.  Jamais dans un million d’années je n’aurais pensé que je parlerais la langue, ni que je visiterais Paris et pourtant je l’ai fait plusieurs fois.  C’est un beau pays avec tellement d’histoires et une culture incroyable.  J’ai adoré mon séjour en France et j’ai pu visiter  pleins de choses et rencontrer des gens vraiment cool.  Selon le dicton, c’est un cri à tous les fans des Chicago Bulls en France !

8 – Parlons de notre équipe actuelle : nous avons un jeune noyau talentueux, surtout notre cinq majeur, qu’est-ce qui pourrait nous amener au prochain niveau ?

Cette année, je suis enthousiasmé par les chances de cette équipe de participer aux playoffs. Les fans de la ville et des Bulls du monde entier sont ravis ! L’objectif est de continuer à s’améliorer et de prendre les décisions nécessaires pour remonter la pente et redevenir champion NBA.  Cela prendra du temps mais je suis excité par ce voyage !

9 – Vous avez vécu l’ère GarPax, que pensez-vous de cette nouvelle ère, celle de Karnisovas/Eversley ?

Tout d’abord, John Paxson n’obtient pas le crédit qu’il mérite pour tout le talent qu’il a amené à Chicago au fil des ans.  Kirk Hinrich, Ben Gordon, Luol Deng, Joakim Noah, Derrick Rose, Taj Gibson et Jimmy Butler ! Il a fait un travail incroyable et c’est triste qu’il se soit fait attaquer comme il a pu l’être.  C’était un grand dénicheur de talents !  Mais en ce qui concerne la nouvelle direction, je suis extrêmement excité de voir ce que l’avenir va nous réserver. Je crois honnêtement qu’AK et Mark ramèneront cette équipe comme prétendante au titre d’ici 5 ans!  Je suis extrêmement enthousiasmé par la direction que prend cette équipe !

10 – On dirait que la gestion du jeu, la création et le poste de meneur est un problème, est-ce que l’évolution de Coby White pourrait la résoudre ?

 Coby ne fait que toucher du doigt le début de son véritable potentiel en tant que joueur.  Je crois que dans quelques années, il sera l’un des meilleurs meneurs de la NBA en raison de sa capacité à scorer. Billy Donovan va énormément aider Coby !

11 – Terminons cette interview par la question la plus importante et la plus difficile… Quel est le meilleur endroit que vous pouvez suggérer à la communauté française lors d’une visite à Chicago ? Et pour finir, avez-vous déjà été en France et si oui, quelle a été votre endroit favori ?

En ce qui concerne les restaurants, découvrez Avec’s et Chez Joel Bistro, ce sont des restaurants français incroyables dans la ville. Chicago est l’une des meilleures villes du monde. Tant de choses à faire et à voir. Elle est riche en histoires et possède une culture sans égale !  « Eh bien, il est temps d’y aller », j’espère que cela vous aidera mon gars !  A tous les fans Français des bulls, sachez que vous êtes incroyables !  Merci pour votre soutien sans faille !  Je vous aime tous !

On espère que ce contenu vous fait plaisir ! Vous pouvez retrouver Stacey King sur son compte twitter, instagram ou encore sur son tout nouveau podcast « Gimme the Hot Sauce« .

Interview de Cédric Leconte, Bertrand Landry et Julien Dubois.

Rédigé par Julien Dubois

Interview de Darnell Mayberry, l’homme au coeur du United Center.

Darnell Mayberry – The Athletic

Depuis quelques années, un nouvel insider se retrouve dans les couloirs du UC, déniche les meilleures infos et permet à notre communauté d’en savoir un peu plus sur notre franchise adorée : les Chicago Bulls.

Cette personne n’est autre que Darnell Mayberry, rédacteur pour The Athletic, qui a accepté une interview avec notre équipe. Bulls Nation, bonne lecture à vous.

1 – Bonjour Darnell et merci de nous avoir donné de votre temps, nous vous connaissons mais pourriez-vous vous présenter, votre chemin vers la couverture Bulls, pour nos fans français Bulls ?

Mon premier poste à la sortie d’université était au « Akron Beacon Journal » à Akron dans l’Ohio. J’ai commencé comme stagiaire après avoir obtenu mon diplôme, j’ai directement été engagé à temps plein une fois mon stage terminé pour couvrir l’équipe universitaire masculine d’Akron et les sports du lycée.

J’ai également couvert l’actualité des Cleveland Indians (MLB), des Cleveland Cavaliers (NBA), des Cleveland Browns (NFL), de Cleveland en ligue mineure de baseball et son équipe féminine de softball.

Après ça, je suis allé au journal « The Oklahoman » où j’ai passé 12 ans, j’y ai couvert la NBA pendant 9 ans. D’abord avec les New Orleans / Oklahoma City Hornets puis les Oklahoma City Thunder. Lors de mes 2 dernières années a l’Oklahoman j’étais un rédacteur sur internet et l’assistant rédacteur des sports. De là, j’ai rejoint « The Athletic  » ainsi que la couverture des Bulls en 2017.

2 – En grandissant, quelle était votre équipe préférée et/ou votre joueur préféré ?

Oh Anfernee « Penny » Hardaway sans hésiter. C’est mon idole de basket. Quand j’étais plus jeune je voulais jouer et me comporter comme lui. A cause de lui j’avais un intérêt pour les Orlando Magic du milieu des années 90.

Mais le premier match auquel j’ai assisté était un des Washington Bullets. Les sièges étaient horribles et le match aussi (pour les Bullets)Mais j’ai directement accroché. Et tristement, depuis je suis un fan des Bullets/Wizards. Bien que ma carrière a ralentit beaucoup mon intérêt en tant que fan, je les suis toujours du coin de l’œil, plus que les autres équipes.

3 – Karnisovas est venu et a construit un tout nouveau personnel (coaching, scouts, personnel médical), beaucoup de choses se sont passées en dehors du terrain mais pas tellement sur le terrain. Notre liste est à peu près la même que les années précédentes. Qu’en pensez-vous ?

Je comprends la stratégie : lente et stable. Ils ne cherchent pas à brûler les étapes en précipitant les choses. Je respecte ça. C’est intelligent s’ils montrent qu’ils savent reconstruire une équipe et installer une culture de la gagne.

Cette saison sera celle du développement des joueurs et de leur évaluation. Pendant que le front office s’occupe de ça, ils gardent de l’espace sous le cap pour l’été prochain. Le plan est de ne pas faire de grosses acquisitions par trade ou en utilisant la mid-level sur autre chose que le contrat d’un an de Garrett Temple. Ils cherchent à voir ce dont le noyau peut faire, en gardant de la flexibilité pour la free agency 2021.

4 – Vous avez vu les premiers pas et l’épanouissement de Paul, Durant et Westbrook, pensez-vous qu’un joueur de notre formation actuelle pourrait suivre leurs traces ?

Sans manquer de respect aux joueurs actuels des Bulls. Mais les joueurs que tu mentionnes sont des superstars.  Pour chacun de ces joueurs, c’était visible dès leur saison rookie qu’ils étaient sur la voie de l’excellence.

Zach LaVine est un super scoreur. Coby White pourrait avoir le potentiel d’une star. Mais je ne parierai pas sur l’un d’eux pour suivre la trace d’une superstar. Ces 2 joueurs ont un long chemin à faire, pas juste sur eux même mais sur comment apprendre à mener leur équipe au succès.

5 – Des rumeurs suggèrent que certaines équipes ciblent Patrick Williams, quel genre de saison prévoyez-vous pour lui ? Que peut être son plafond potentiel ?

Je pense que nous allons voir des flashs des promesses placées en lui. Mais il doit gravir les échelons étant donné la structure de cette saison et les options que les Bulls ont au poste d’ailier. J’attends de le voir jouer encore plus après ce dernier mois où tout le monde même les Bulls fantasment sur lui. Mais je pense qu’il est important de se souvenir qu’il reste un joueur très inexpérimenté. Son développement va prendre du temps. Mais de ce que j’entends, il a tout le potentiel du monde.

6 – Que doit faire Lauri Markkanen pour exploser cette saison ?

La régularité est le point principal pour Markkanen. Au regard de ce que on a vu la saison passée, les chances qu’il devienne la star que l’on espérait s’amenuisent. Et il n’y a pas de problème à cela. Il peut-être une pièce précieuse dans une équipe de playoff. Premièrement il doit devenir plus fiable. Il doit améliorer sa défense, qu’elle soit individuelle ou collective. Il a besoin d’être plus régulier au shoot étant donné que c’est sa plus grosse arme. J’aimerais également le voir s’améliorer dans sa prise d’initiatives face à un missmatch, un domaine dans lequel il est en difficulté. Ce sont les points principaux qui peuvent l’aider à rebondir après sa dernière saison décevante.

7 – L’année où vous avez quitté OKC, coach Donovan était sur le point de débuter son aventure NBA ; avez-vous eu la chance de le rencontrer avant de quitter la ville ?

Est-il le coach qui peut améliorer ce groupe de joueurs et les aider à grandir, à step up ? J’ai écrit à propos de mon expérience avec Donovan à OKC en Septembre :

https://theathletic.com/2094879/2020/09/26/mayberry-what-kind-of-bulls-coach-will-billy-donovan-be/

En résumé, j’ai arrêté de couvrir le Thunder après la saison 2014-2015, la dernière de Scott Brooks pour évoluer vers un rôle de rédacteur en chef à The Oklahoman en supervision de la couverture de la NBA. J’étais donc toujours impliqué pendant les deux premières saisons de Donovan, mais davantage en retrait. Donovan aura cette saison l’opportunité de montré quel genre de coach NBA il est vraiment. Il n’a pas les all-stars ou les talents all-nba dont ils jouissaient à OKC. Il doit construire de zéro à Chicago. Si je pense qu’il peut le faire ? Je répondrai ceci : J’ai plus confiance en Donovan que j’en avais en Jim Boylen. Les Bulls ne peuvent pas faire pire.

8 – A quel point est-il difficile de couvrir une équipe dirigée par Karnisovas qui semble très discret sur chacun de ses moves, sur chacune des décisions prises ? Quel genre de relation entretenez-vous avec lui et Marc Eversley ?

L’un comme l’autre ont été professionnels et conciliants avec les médias jusqu’ici. Mais comme l’un d’entre eux l’a récemment admis, ils ont encore dans la phase de la lune de miel, les Bulls n’ont toujours pas joué un match.

Nous verrons comment la perception changera quand l’équipe aura mis un pied sur le parquet. Le vrai travail commencera à ce moment-là. Aujourd’hui, ils ont fait des décisions malines en faisant le ménage en interne et en amenant des nouvelles personnes qui offrent de nouvelles idées. C’était juste la première étape. Quel genre de joueurs seront-ils capables de recruter ? Quel genre d’équipes construiront-ils ? A quel point arriveront-ils à pérenniser les succès, dans l’optique où ils en ont ? Ce sont des questions auxquelles nous n’avons pas encore de réponses.

9 – Quelles sont les pièces manquantes pour faire de Chicago un contender ou une équipe ambitieuse, une franchise attractive capable d’attirer un gros poisson à la prochaine free agency ?

Giannis Antetokounmpo serait sympa ! Mais sérieusement, il faudrait une énorme signature comme lui pour faire des Bulls un candidat au titre. Il serait peu judicieux de parier là-dessus. Peut-être que les Bulls feront un blockbuster trade qui ramènera une star. En drafter une est également une possibilité. Mais c’est en tout cas ce qu’il faudra, cette ligue est une ligue de stars. Les équipes qui les ont sont des candidats au titre, les autres peinent dans la lottery. Mon sentiment est que le nouveau front office sera aussi actif que possible pour améliorer le roster. Généralement, cela prend du temps sauf si LeBron James décide de signer pour votre franchise.

10 – Finissons cette interview avec la plus importante et la plus difficile des questions : un endroit à suggérer lorsque l’on visite Chicago ? Quelle est votre recommandation pour la communauté française ?

Haha. Je suis toujours relativement nouveau en ville, et comme vous le savez, la majeure partie de cette année a été placée sous le signe du confinement. Donc mes trois années à Chicago se résument plutôt à deux. Et l’essentiel de ces années ont été consacrées à m’ajuster et à me consacrer à la couverture des Bulls.

Mais il y a une tonne d’options à Chicago, de la délicieuse gastronomie aux arts, théâtres, musées, parcs, à l’architecture, à la vie nocturne et bien plus encore. Un conseil pour mes amis français : venez visiter en été, pas en hiver !

On espère que cette entrevue vous a plu et vous donnera envie de suivre ce dernier sur les réseaux sociaux. A bientôt sur Bulls France !

Interview de Cédric Leconte, Bertrand Landry et Clément Girardin.

Rédigé par Julien Dubois.

Quel joueur pour les Bulls avec le 4ème pick ?

La loterie de la draft a eu lieu hier soir et après trois années consécutives à choisir en 7ème, les Bulls ont enfin eu un peu de chance et sont montés dans le top 4 de la draft. Contrairement aux autres années où le choix pouvait nous sembler imposé par les équipes sélectionnant avant Chicago, cette saison de multiples choix vont s’offrir aux Bulls. Dans une draft au haut de tableau très homogène, le choix du prospect sera d’autant plus important qu’il s’agira du premier joueur recruté par le ticket Karnisovas – Eversley.

Quatre joueurs semblent néanmoins se démarquer pour porter nos couleurs lors de la reprise de la NBA.

LaMelo Ball.

Si la logique voudrait que les trois joueurs choisis en premier soient Edwards (Wolves), Wiseman (Warriors) et Ball (Hornets), il n’est pourtant pas impossible que ce dernier glisse jusqu’au choix numéro 4. Une surprise pour le joueur qui a peut-être le plafond le plus haut de cette draft. Vision du jeu et vista extraordinnaire, LaMelo Ball a de quoi faire lever les foules en NBA même si ses axes d’améliorations sont nombreux.

A plus de 2m, il a un avantage non négligeable sur l’opposition, que ce soit pour lire le jeu par-dessus les défenses ou pour tirer malgré la présence de l’adversaire. Sa créativité est bien au-dessus de la moyenne et cette saison, il a donné l’impression de jouer davantage avec la tête levée. Il a ajouté un floater à son arsenal cette saison, un point positif, quand on connaissait sa tendance à planter ses pieds au sol pour un jump shot à mi-distance ou son entêtement à aller au drive. Un signe qu’il lit mieux les défenses que par le passé. Athlétiquement il est très intéressant, de par sa taille et son premier pas rapide. Une grosse vision du jeu, un tir qui part très rapidement et un premier pas rapide, autant dire qu’il est très dangereux sur pick&roll, une bonne nouvelle quand on connait la tendance de la NBA à en user à outrance.

Avec sa grande taille et ses prédispositions athéltiques, on pourrait se dire que LaMelo a tous les moyens à disposition pour être un bon défenseur : c’est loin d’être le cas. Très limité dans les efforts il ne correspond sur ce point, pas à ce que la fanbase des Bulls apprécie. Un peu à l’image d’un LaVine, sur le papier, les outils pour être un bon défenseur sont là, sur le terrain en revanche, la réalité est bien plus sombre. Sa taille devrait lui permettre d’aller facilement au contact sur les drives mais il est encore relativement timide sur ce point-là. Il préfère éviter le contact plutôt que de l’absorber pour un and one, un défaut qu’il va devoir rapidement corriger pour se frotter aux défenses NBA.

Enfin : le shoot. Si avoir un tir rapide est une très bonne chose, la mécanique de shoot de LaMelo est clairement à revoir, de même que sa sélection de tirs lorsqu’il est derrière la ligne à trois points. Il tire avec les coudes écartés et au lieu d’avoir sa main droite sous la balle, elle est placée sur le côté, il se retrouve donc avec une main de chaque côté de la gonfle, toute une mécanique de tir à retravailler dès son arrivée en NBA. Aux Bulls, l’arrivée de LaMelo poserait des questions sur la hiérarchie avec Coby White. Vrai gestionnaire, Ball semble plus complémentaire avec LaVine sur le plan offensif. Quant à la défense, le backcourt resterait un problème pour Chicago avec trois joueurs (Ball, White, LaVine) loin d’être élites de ce côté-là du parquet.

Deni Avdija.

Pas le joueur le plus athlétique, Avdija ne va pas impressionner par sa rapidité latérale ni par un premier pas létal. Bien sûr, cela ne va pas l’empêcher de claquer des tomar en transition, mais il ne faut pas s’attendre à le voir tenter un dunk face à une raquette bondée. La grande force d’Avdija est dans son QI Basket, c’est un joueur intelligent, calme qui peut clairement servir de facilitateur au poste 3. Doté d’une bonne vision du jeu, son dribble est également très bon pour un joueur de sa taille (2m03).

Ce qui nous amène au point suivant et l’aspect de son jeu que je trouve le plus avancé : sa création de tirs. Il est capable de se débarrasser de la défense d’une multitude de manières et son pull-up en sortie de dribble est particulièrement fort. Il relâche la balle très haut ce qui en fait un tir difficile à contester. Son footwork et son intelligence de jeu lui permet également de naviguer facilement dans la défense adverse que ce soit pour aller au drive (balle en main ou à l’aide d’un cut) ou pour se démarquer derrière les écrans de ses coéquipiers. Si son shoot de loin pouvait paraître inquiétant en début d’année dernière, c’est un aspect de son jeu qu’il a bien travaillé et pour lequel il commence déjà à récolter les fruits. Il a terminé avec un pourcentage à trois points en nette amélioration et montre ainsi qu’il pourra sûrement s’adapter à la distance imposée par le jeu NBA.

C’est un défenseur correct, déjà costaud, clairement volontaire de ce côté-là du terrain et, encore une fois, son QI basket lui permet d’être au-dessus du lot dès qu’il s’agit d’intercepter ou de contrer la balle. Déjà habitué aux joutes de haut niveau avec l’Euroligue, Avdija aura l’avantage d’être plus mature que la majorité des prospects de sa classe de draft, un plus non négligeable pour une équipe qui désire être compétitive dès l’an prochain. Dans l’optique où LaMelo Ball est sélectionné dans le top 3, Deni Avdija apparaît aujourd’hui comme le choix logique pour les Bulls. Il apporterait sa polyvalence à l’effectif et comblerait un manque à la création qui incombe actuellement au seul Zach LaVine. L’historique de draft d’Arturas Karnisovas nous montre également qu’il a tendance à tomber sous le charme des profils offensifs et techniques. Il est d’ailleurs aller le voir évoluer en Europe, tout comme notre nouveau GM Marc Eversley.

Isaac Okoro.

Que les choses soient claires. Isaac Okoro est le meilleur défenseur de cette cuvée de draft. Il ne se contente pas d’avoir des attributs physiques exceptionnelles (rapidité latérale, explosivité, puissance, gabarit), son état d’esprit est incroyable. Il fait partie de cette classe de joueurs qui prennent un énorme plaisir à défendre sur leur adversaire direct, avec une féroce volonté de l’anéantir. Son sens des rotations défensives est particulièrement élevé pour un joueur de cet âge, il coupe parfaitement les lignes de pénétration. Son physique incroyable va lui permettre de swticher sans problème en NBA.

Aux Bulls, il pourrait combler un manque évident de défense sur les lignes extérieures. Avec Wendell Carter Jr. il pourrait rapidement devenir le patron de la défense Chicagoane.

L’aspect offensif est plus délicat pour Isaac Okoro qui n’est pas aussi facile de ce côté-là du terrain que le sont les deux joueurs précédemment évoqués. Très bon en transition il a plus de difficultés à faire la différence lorsque le jeu est posé malgré un QI Offensif bien au-dessus de la moyenne. Sa capacité de création est relativement limitée et s’il est explosif, il a du mal à contourner la défense sur ses drives et peut parfois donner l’impression d’aller s’empaler sur l’intérieur adverse. Les outils sont là, mais il devra ajouter quelques cordes à son arc (comme un euro step) pour être vraiment efficace à ce niveau-là en NBA. 

Venons-en maintenant au gros point noir sur le tableau d’Isaac Okoro : le shoot. S’il est correct à mi-distance, le tir à trois points représente une grosse difficulté pour lui tout comme son pourcentage aux lancers francs. C’est un aspect de son jeu sur lequel il devra obligatoirement travailler pour s’installer durablement dans un cinq NBA. Mais Isaac Okoro est réputé pour avoir l’une des plus grosses éthiques de travail de cette classe de draft, par conséquent, cette mission ne semble pas tout à fait impossible. De simple défenseur à véritable two-way player en passant par 3&D, les scénarios pour l’évolution d’Okoro sont multiples. A Chicago, on a toujours le souvenir d’un jeune Jimmy Butler, limité à son arrivée mais qui, armé d’une féroce volonté et d’une grosse éthique de travail a réussipetit à petit à se hisser au rang d’all-star. C’est tout le mal que l’on peut souhaiter à Isaac Okoro.

Killian Hayes.

Killian Hayes est un meneur crafty, très habile balle en main, il sait profiter du moindre déséquilibre de son adversaire direct pour le punir. Une fois l’épaule passée, l’avantage pris est définitif et il n’y a pas grand-chose que le défenseur peut faire pour stopper Hayes. La création est le point fort du jeu d’Hayes, que ce soit pour lui ou pour ses coéquipiers, avec ou sans ballon. Il a montré à de nombreuses reprises que son stepback pouvait être létal et s’il y a quelques progrès à faire en termes de catch and shoot, il affichait un impressionnant 42% à trois points en sortie de dribble cette saison. S’il a le défaut de forcer quelques passes, le QI basket d’Hayes est également un de ses atouts et il est globalement un bon playmaker, trouvant de très bon angles de passes de sa main gauche. S’il est très bon pour lancer des transitions à l’aide de longues passes, ici, on aime surtout les bounce passes qu’il distribue en sortie d’écran et qui amène régulièrement à des points faciles pour l’intérieur.

Défensivement, il a de grosses qualités et ce même si ses capacités athlétiques sont dans la moyenne. Sa lecture du jeu lui permet d’intercepter un bon nombre de ballons et il est particulièrement à l’aise en transition, notamment friand des chase down blocks. Il n’a absolument aucun problème à switch sur de plus grands attaquants, bien aidé par sa taille (1m96) et son envergure. Capable de défendre sur les postes 1 et 2 sur tout un match, il peut également s’occuper du poste 3 adverse par séquence. Hayes manque néanmoins de régularité en défense et lui arrive d’avoir quelques trous d’airs de ce côté-là du terrain pendant un match.

S’il se sert avec brio de sa main gauche, Killian Hayes est trop timide avec sa main droite, un défaut qui rend le travail de ses adversaires plus facile pour le défendre : il dribble principalement vers la gauche et ne finit quasi jamais de la main droite. Le fit avec Zach LaVine est intéressant, il permettrait de libérer LaVine d’un peu du poids de la création et d’ajouter à ses côtés un joueur qui peut défendre sur deux postes, laissant à LaVine le joueur le moins dangereux du backcourt adverse. Pour être parfaitement complémentaire de LaVine, il devra néanmoins travailler sur son catch and shoot (seulement 18% de loin la saison dernière). Un défaut qu’il pourrait rapidement gommer étant donné sa réussite de loin en sortie de dribble ou son pourcentage aux lancers francs (91%), toujours un bon indicateur pour l’évolution possible du shoot.

Quoiqu’il en soit, In Artūras Karnišovas We Trust.

Par @Aricio_

Review d’un fan : « I’ll Show You »

Si vous êtes sur cette page web, c’est que le nom de Derrick Rose vous évoque quelque chose. Un joueur fabuleux ayant connu un parcours chaotique. Dans ce livre, écrit en collaboration avec Sam Smith, Derrick se confie pour la toute première fois.

Connu pour être un personne introvertie, ne souriant que très peu devant la caméra, l’ex-superstar de la NBA a toujours été très discret sur ses sentiments, son enfance ou sa dépression l’ayant éloigné des parquets de la grande ligue.

A travers cet autobiographie, le surnommé « Pooh« , dû au dessin Winnie l’ourson, a pour but de « nous montrer » que malgré les difficultés financières, les blessures ou les diffamations portées à son égard, il est possible de s’en sortir.

En tout premier lieu, l’ancien MVP évoque les obstacles rencontrés lorsqu’on grandit dans le quartier le plus criminel de la célèbre ville de Chicago. De son lit rempli de cafard à son salon où les substances illicites circulaient à foison, Derrick n’hésite pas à expliquer toutes les travers qu’une enfance pareille implique. D’autre part, il évoque sa volonté de remédier à ses problèmes de quartier, à changer les choses aux Etats-Unis concernant le racisme ambiant. Un projet immobilier et et humanitaire qui lui tient à cœur.

Dans ce livre, pas besoin de langage soutenu où les mots sifflent comme une poésie, Derrick Rose se livre tel qu’il est, avec un langage qui lui est propre et qui fait ressentir au lecteur qu’il est à ses côtés et qu’il peut comprendre ce qu’il ressent.

Si comme nous, gérants de « Chicago Bulls France », vous êtes fans du joueur, vous serez désormais fan de l’homme. Du père de famille qu’il est, du coéquipier qu’il est devenu après son transfert de Chicago. Entre humilité et confiance en soi, il est temps d’en savoir plus sa relation avec Thibodeau, son aventure à Cleveland ou encore sa fausse querelle avec Jimmy Butler. Grâce à ce livre, Derrick Rose vous montrera qu’il est possible de surmonter les difficultés quand celles-ci paraissent insurmontables et qu’être le meilleur n’est pas un rêve mais un devoir.

 

Sorti le 17 juin, « I’ll Show You » est actuellement disponible sur Amazon et à la Fnac. Edité par Talent Sport.

Retrouvez ici les différents livres proposés par Talent Editions, regroupant des classiques comme « Showboat » ou « Not a Game ».

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Zach LaVine, un All Star en devenir ? [InsideBasket.com]

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Dans quelques heures, nous saurons enfin qui seront les remplaçants du All-Star Game et par conséquent si Zach sera pris par les coachs…

Pour vous faire un débrief de la situation du jeune arrière de l’Illinois et d’évaluer ses chances d’y accéder, nous avons produit un article le concernant sur le site InsideBasket.com

L’article est disponible juste ici.

Bonne lecture !

#BullsNation

Julien (@JulienMickaelD)

Podcast Bullshit #8 : Boylen à la ramasse… Début de saison compliqué !

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Huitième épisode de l’émission « Bullshit » ! Au programme :

– Jim Boylen, où en est-il ?

– Effectif en déroute

– Débat : LaVine ? Quel est son plafond ?

– Markkanen démarre enfin ! Blessure et déprime ?

Disponible sur YouTube et Soundcloud.

Preview Bulls @ Cavaliers – 30/10/19

On est parti pour cette nouvelle preview ! Tu veux dire que tu vas nous expliquer comment on va se faire botter les fesses ?

Non don’t be so mean ! Il y a toujours de l’espoir et cet espoir s’ouvre en plusieurs actes que nous allons tenter d’extraire.

Comment défendent les Cavaliers ? Sur le P&R, vous y êtes habitués, votre œil ne voit plus que ça, l’intérieur reste dans la raquette protéger le cercle et le défenseur du porteur de balle suit le porteur. Et qu’est ce que ça veut dire Jamie Boy ? En théorie, cela veut dire qu’il faut jouer le P&Pop car le tir sera ouvert. Et maintenant ça suffit les bêtises, on les rentre ces tirs ! On les rentre ! Je dois rappeler que si les Bulls étaient à une adresse moyenne de 36% aux tirs ouverts ce qui est une moyenne convenable, surtout vu la qualité de nos shooteurs, on aurait mis aux Hornets 6 points de plus et aux Knicks, 18 ! Mais là je m’égare.

Loin du ballon, les Cavs switchent sur les écrans exter-exter mais gardent leurs joueurs sur les exter-inter. Ils passent souvent sous les écrans dans ces moment là. Et tu sais ce que ça veut dire ? Et oui encore du tir exter pour notre attaque.

Maintenant comment on attaque les Cavaliers du coup ? Tu l’as compris du shoot de loin qu’il va falloir mettre. Cela devient urgent. A côté de ça, les Cavaliers défendent vraiment mal le P&R, Garland tout particulièrement. Je sais que ce soir c’est l’anniversaire de Sato, donc il faut que lui et White attaquent encore et encore le cercle sur Garland et sur Knight. Sexton n’est pas non plus un grand défenseur, il oriente trop pour contenir l’axe, donc il faut le déborder sur l’extérieur. Bref harcelez cette défense du P&R sur les deux exters très jeunes, ressortir les bons ballons pour le Pop et planter ces tirs. La rota des Cavs est classique donc les gars auront des shoots à mettre. De plus, Osman est lent sur ses appuis et ne fait pas beaucoup d’efforts en D. Otto Porter doit, comme face au match contre les Knicks au départ, prendre le dessus sur Osman, soit loin du ballon soit avec le ballon. Je veux du système en double lame, ce que je décrivais chez les Grizzlies.

De plus les Cavs sont une défense horrible en transition aussi, donc on protège ce rebond, priorité absolue en défense et on relance vite. Si on protège le rebond ensemble, on tiendra.

Comment les Cavaliers attaquent ? Sur transition ils jouent beaucoup le tir exter en première intention. Donc il faudra bien close out et communiquer. Attention à ces séquences où l’adversaire accélère le jeu et plante 8 points en 30 secondes.

Sur jeu placé, on retrouve beaucoup de P&R/Pop pour Garland et Sexton. On sait que Love va pop mais attention, il est malin, on doit bien surveiller ses gestes pour ne pas sauter dans les feintes. S’il pop, notre défense peut être impactée vu qu’on monte très haut sur le porteur, dans ce cas il faut le couper en étant agressif sur sa balle et bien revenir sur Love à côté. Lorsque les Cavaliers jouent P&Pop avec Love, je suis pour qu’on n’essaie même pas de monter à deux, couvrons le pop et envoyons notre pivot en protection de cercle pour aider, vu que les pivots des Cavaliers ne shootent pas.

De plus on voit beaucoup de remontées depuis le corner pour Osman. Comme ici :

Dans ces cas là, être attentif, ne pas passer sous l’écran pour ne pas donner un tir ouvert et être prêt à contester le drive.

Enfin et là j’ai assez peur. Beaucoup de jeu avec deux écrans. On sait que ça nous réussit pas lorsque c’est du Horns. Pour la simple raison qu’on doit adapter notre défense. Si tu as deux poseurs d’écran, tu dois savoir de quel côté tu montes à deux sur le joueur ce qui est déjà difficile. De plus tu ne peux plus utiliser ta rotation vu que tes deux bigs sont occupés sur l’action. J’espère que les Bulls vont mettre en place une défense spéciale « Horns ». On sait que sur ce Horns des Cavaliers, Love Pop, TT roule et le porteur de balle drive. Donc, je suis pour que le 4 reste sur Love, le 5 reste en bas en protégeant le cercle et le défenseur du porteur de balle le suive. En gros ça ressemble à un drop classique avec décrochage du 4 pour couvrir le pop. J’illustre ici :

Voilà la séquence d’attaque :

Voilà comment je la défendrais avec nos Bulls :

Enfin dernier fond de jeu, le poste bas pour TT ou Love avec des joueurs qui tournent autour pour se démarquer à trois points. Bon, je suis plutôt confiant sur ce domaine, il faut tenir son joueur pour éviter de donner un tir ouvert.

Le point rebond offensif, les Cavaliers adorent le rebond off. Apprenons de nos erreurs contre les Knicks, protégeons ce rebond à tout prix !

Voilà, ce sont mes tips pour suivre le match de ce soir. Je ne suis pas confiant tant que les Bulls n’auront pas prouvé qu’ils pouvaient arrêter de bananer tous leurs tirs ouverts. Si on rentre ces shoots ensuite, le reste ça sera du peaufinage.

Let’s go Bulls, SEE RED mais surtout SEE DROIT et SOIS ADROIT !

Guhur (@GugurCahaya)

Preview Bulls @ Knicks – 28/10/19

Ce soir on joue les Knickerbockers. Autre franchise mythique qui, comme les Bulls, ne brille pas par ses résultats sportifs ces dernières années mais continue de générer un capital positif. Je ne sais pas si le match sera une merveille visuelle, mais je suis convaincu qu’il est économiquement très rentable. Pour cacher la pilule commerciale, nos deux équipes vont tenter de proposer un basket, basket que nous allons tenter d’analyser dans ses grandes lignes.

Comme souvent D First. Celle des Knicks n’est pas aussi inexistante qu’on peut le lire de la part des mauvaises langues et si nous verrons que Fizdale n’a pas les plus grands stratagèmes offensifs, il a au moins le mérite de proposer une défense avec des axes réguliers. Premièrement, le P&R. Les Knicks laissent le big man très bas dans la raquette, le défenseur du porteur de balle accompagne ce dernier. De ce fait, le porteur du ballon a le choix entre s’opposer directement au second rideau, prendre un midrange ouvert, transmettre au poseur d’écran. Dans ce genre de défense comme face au Grizz, je conseille le P&Pop, ça veut dire qu’on risque de voir Lauri prendre 10 3 points identiques, en espérant qu’il règle enfin la mire. Car ce sont de bons tirs, pour les rendre meilleurs, il faudrait qu’ils soient exécutés du côté droit de Lauri. La raison restant toujours la même, cf la shot chart. Le rouge étant un % élevé, le bleu un % faible.

Les Knicks ajoutent une chose différente par rapport aux Grizz, le défenseur côté ballon vient aider pour contester le drive ou le Pop. Ainsi on retrouve un défenseur zonant plus qu’il ne tient son homme entre deux attaquants. 

Sur les écrans loin du ballon, on tient son joueur et on suit dans l’écran. Sur les handoff on passe en dessous de la transmission et on garde son joueur. La défense des Knicks est assez permissive aux trois points, il faut exploiter les aides et le manque de communication pour trouver des tirs ouverts. De même si je conseillais d’attaquer le cercle des Grizzlies, ce soir je suis plus indécis. Leurs rotations sont deep sur le secteur intérieur. J’essaierai de les forcer à sortir un maximum sur les tireurs pour ouvrir le cercle. Proposer des solutions de cut sur lesquelles les Knicks suréagissent et encore une fois briser les rotations. Cette équipe a une forte présence au rebond défensif, limitons notre agressivité sur ce domaine, ne donnons pas trop de transitions où les Knicks jouent leur chance étant limités sur le tir extérieur en jeu placé.

En effet l’attaque des Knicks est assez statique. Elle passe beaucoup par le jeu au poste bas étant réputé comme un style qui casse le mouvement. Bien que n’étant pas totalement d’accord avec cette philosophie, fort est de constater que les Knicks ne circulent pas beaucoup une fois le « Punch » lancé. Ce dispositif est beaucoup utilisé par Randle et Morris notamment qui tentent d’apporter une aide. Je pense que l’une de nos pièce maîtresse ce soir sera Thaddeus Young, qui va devoir contenir ces deux gars en utilisant le moins d’aide possible. Lorsque les Knicks ne jouent pas le poste bas, ils utilisent un dispositif avec deux joueurs dans les corners et trois autres face au cercle à  0°, 45°gauche et 45° droit. De là on est sur un système de P&R, handoff, flare screen, feinte de handoff de l’intérieur pour cut. Le schéma est très simple et n’utilise presque uniquement que ces trois joueurs, les deux autres attendant qu’une aide vienne pour être démarqués. Ici un exemple de flare screen pour cut directement RJ Barrett.

Les Knicks sont très limités au tir, je suis donc pour contester un maximum ces drives des porteurs de balle, en les orientant un maximum vers l’extérieur de l’axe pour donner un drive au big par le centre, l’aide venant alors du joueur sur l’extérieur dans les 45° opposé. Globalement, il faut enfermer le porteur de balle pour éviter un maximum de venir aider côté ballon. C’est d’ailleurs la différence principale dans les séquences où les Bulls défendent correctement. On oriente plus efficacement et on rend les transmissions aux joueurs ouverts plus difficiles.

Enfin, les Knicks aiment attaquer comme nous le rebond offensif avec leurs joueurs de grande taille et athlétiques. Si nous sécurisons le rebond, nous aurons des transitions grandes ouvertes que les Knicks protègent mal. Attention à ce secteur, il faudra bien boxout avec trois joueurs. 

Pour synthétiser ce soir nous devons :

  • En attaque :

– Commencer à rentrer nos tirs ouverts, notre sponsor c’est un fuckin opticien. c’est pas possible de tirer autant à côté.
– Faire sortir les défenseurs sur les tireurs.
– Jouer en transition.

  • En défense :

– Sécuriser le rebond.
– Ne pas donner trop d’aides évidentes sur les drives.
– Tenir le poste bas en Man to Man.

Preview Bulls @ Grizzlies – 25/10/19

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Après un premier match au scénario catastrophe contre les Hornets, les Bulls doivent montrer de quoi ils sont vraiment capables. Ce soir au programme, les Memphis Grizzlies qui sortent d’une défaite avant-hier face au Miami Heat, après avoir tenu le match durant trois quart temps.

Comme lors du dernier match, tentons ensemble de tirer les axes principaux de ce match pour que nos bulls décrochent leur première victoire.

J’ai envie de commencer aujourd’hui par ce qui nous a coûté le match dernier, la transition. Hier coach Boylen a déclaré que la transition avait été un problème majeur et que nous avions concédé trop de trois points ouverts et de layups. Pour quelles raisons notre défense en repli n’est-elle pas bonne ? Et bien, nous forçons trop au rebond offensif. Du coup les adversaires ont un temps d’avance dans la relance et nos jeunes Bulls ne communiquent pas suffisamment pour savoir qui doit stopper le ballon, ou comment se placer. Memphis est une équipe avec une rotation à trois intérieurs qui sont des spécialistes du rebond, JJJ, Brandon Clarke et Jonas Valanciunas. Alors s’il vous plaît, temporisez le rebond offensif. Même chose pour nos guards. Ja Morant aime participer au rebond. Memphis n’est pas une grande équipe de transition, Morant ne semble pas avoir l’envie d’accélérer depuis son cercle à la manière d’un Fox, Dillon Brooks n’est pas à l’aise balle en main, Valanciunas n’est pas un rim runner. Il faut en profiter pour se replacer.

Particulièrement quand on observe l’attaque sur jeu placé des Grizzlies que nous allons décrire ici. Plusieurs possibilités. D’une part, leur schéma simple de P&R Morant-Intérieur. Si c’est Valanciunas ou Clarke, notre défense de base semble adaptée. Maintenant attention au P&Pop pour JJJ, il va falloir communiquer pour ne pas laisser le jeune intérieur prendre son rythme au tir extérieur.

Deuxième schéma, Un P&R et à l’opposé un système de démarquage, ça peut prendre cette forme là par exemple

.

Morant prend l’écran de Jonas avec la balle en main. De l’autre côté, Crowder pose un écran pour ouvrir un intervalle pour Dillon Brooks. Nous ne switchons pas dans les écrans, donc nous devons être vigilant à ne pas nous concentrer uniquement sur la balle.

Lorsque Morant sort du terrain et que Valanciunas est présent, nous observeront plus de jeu poste bas. Les Bulls n’en ont pas réellement rencontré depuis leur préparation, j’espère que si une prise à deux se déclenche, elle viendra du côté faible.

Si nous gérons la tenue du P&R, que nous replions et que nous avons appris de nos erreurs sur l’espace laissé au tireur, l’attaque des Grizzlies devrait se gérer. Ils ont peu de créateur, le plus gros travail va revenir aux intérieurs afin de savoir quels bigs vont finir en foul trouble en premier.

Car effectivement pour faire payer la défense des Grizzlies, nous devons exploiter leur faiblesse, la gestion des fautes des intérieurs. JJJ a ce péché mignon d’enchaîner les fautes stupides et Valanciunas n’est pas un bon protecteur de cercle. Si nous pouvons rapidement sortir les intérieurs du match, nous contrôlerons le rythme. Et c’est là que LaVine et Satoransky vont avoir un rôle. Les Grizzlies drop sur P&R, c’est-à-dire que le pivot reste très bas, près du cercle, et que le défenseur du porteur de balle suit le porteur tant bien que mal. Dans cette configuration, la défense délaisse totalement le midrange et veut protéger le cercle. Nos gars doivent aller défier cette défense et provoquer des fautes, Morant est une passoire sur P&R et Brooks n’a pas les qualités physiques pour suivre LaVine. Si nous sortons ces mecs du match nous enlevons à Memphis ses options de scoring et nous en avons les moyens. De plus comme la défense laisse le big très bas, je veux voir un nombre de P&Pop ahurissant entre LaVine et Lauri. Sortons JJJ en périphérie, laissons LaVine prendre le dessus sur un défenseur certes intelligent mais moins rapide. Coby lui, va pouvoir se jouer de Morant de la même manière. Sur les corners, les P&R sont trappés, il faut faire pop le poseur d’écran et casser la défense mise en place.

Exemple ici :

Les Grizzlies ne sont pas une bonne équipe en défense de transition, prenons-les de vitesse. Défendons de manière appliquée et relançons efficacement, surtout lorsque Jonas est sur le terrain. Cette nuit, ça devra d’abord passer par la défense pour avoir une attaque efficace

Enfin les Grizzlies ne changent pas sur les écrans exter-exter et passent parfois sous les écrans et nous devons trouver des démarquages par des systèmes loin du ballon.

Pour conclure :

En attaque :

• Provoquer des fautes aux intérieurs en drivant

• Privilégier le P&Pop plutôt que le P&R

• Jouer en transition

En Défense :

•Revenir en transition

•Tenir le porteur de balle loin du cercle

• Suivre les démarquages loin du ballon

Voilà les clefs de ce match selon-moi. La dernière fois j’avais annoncé une victoire, je me tairai donc ce coup-ci, mais entre nous, perdre ce soir serait difficile à encaisser.

Sur ce bon match à tous et… SEE RED.

Gugur Cahaya (@GugurCahaya)

Satoranský, le bon choix pour Chicago ?

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Signé cet été pour un contrat de trois ans, Tomáš Satoranský est-il le meneur que Chicago cherchait désespérément ?

Le problème à la mène n’est pas récent chez les Bulls. En effet, depuis le départ de Derrick Rose la veille de la draft 2016 dans le cadre d’un trade avec les Knicks, le poste est sujet à une instabilité chronique. En trois saisons, les différents coaching staffs ont utilisé pas moins de huit meneurs titulaires différents. Ainsi, au cours des trois exercices passés, Rajon Rondo, Jerian Grant, Michael Carter-Williams, Kris Dunn, Cameron Payne, Ryan Arcidiacono, Walt Lemon Jr et Antonio Blakeney ont tous débuté au moins une rencontre à la mène. Parmi eux, aucun n’a réussi à s’imposer comme étant indiscutable. L’expérience Rondo a rapidement tourné court, le Front Office ayant décidé de se lancer dans un processus de reconstruction un an seulement après sa signature. Si quelques joueurs ont montré de belles promesses comme Dunn ou Arcidiacono, ils n’ont néanmoins pas su prouver qu’ils pouvaient être des titulaires légitimes en NBA. D’autres comme Cameron Payne ou Jerian Grant se sont révélés comme étant de véritables fiascos.

Sur les 246 matchs de ces trois saisons, le meneur titulaire des Bulls compilait des moyennes très médiocres. 10,1 points, 5 passes décisives en un peu plus de 28 minutes. A cela s’ajoutait des pourcentages au tir tout simplement mauvais, 41,4% au global et 30,5% à trois points. Ni la quantité, ni l’efficacité n’était au rendez-vous pour les meneurs des Bulls dont la production était largement insuffisante, d’autant plus dans une ligue ou le rôle du Point Guard est devenu prépondérant.

Le Front Office était arrivé au constat que la priorité de l’intersaison devait être de renforcer ce poste délaissé depuis trop longtemps, un désaveu pour Kris Dunn. En ce sens, trois mouvements ont été faits. Premièrement, lors de la draft, les Bulls ont sélectionné Coby White en 7ème position en provenance de North Carolina. S’il n’est pas encore suffisamment prêt pour revêtir la tunique de titulaire en NBA, c’est un joyau à polir, un meneur scoreur qui pourrait s’avérer très précieux pour le futur de Chicago. Il évoluera cette saison en sortie de banc où il pourra démontrer sa palette offensive face aux second units adverses. Au delà des axes de progression purement technique, on surveillera également sa gestion du tempo, des temps forts et des temps faibles, qualités essentielles pour s’imposer en tant que titulaire dans le futur. Les Bulls ont ensuite décidé de prolonger Ryan Arcidiacono pour trois saisons supplémentaires. Un glue guy qui se donne toujours à fond sur le terrain qui n’est pas sans nous rappeler les belles heures de Kirk Hinrich. Mais malgré son coeur énorme, ses limitations physiques le rattrape et il n’a pas le profil pour être titulaire en NBA. Il est davantage un role player qui nous sera très utile en sortie de banc, dans l’effort comme dans la gestion du tempo.

Enfin, le dernier mouvement à la mène sur lequel nous allons nous attarder est la signature de Tomáš Satoranský. Arrivé à Chicago par l’intermédiaire d’un sign&trade avec Washington. Le tchèque était free agent protégé et les Wizards avaient la possibilité de s’aligner sur n’importe quelle offre émise. Afin de contourner cette protection, les Bulls ont offert plusieurs bonus axés autour de seconds tours de draft. Dans un premier temps, la protection sur le 2ème tour de draft 2023 (acquis dans le trade d’Otto Porter) a été levée. Les Wizards ont également acquis la possibilité d’un échange sur le deuxième tour de 2020 pour récupérer le choix le plus haut entre celui des Grizzlies et des Bulls. Enfin, autre échange de choix possible, celui du deuxième tour de la draft 2022.

Ainsi, avec ces deux pick swaps et une protection levée, Chicago a pu s’assurer que Tomáš Satoranský serait bel et bien un Bulls pour les trois saisons à venir. Deuxième free agent signé après l’arrivée du vétéran Thaddeus Young quelques heures plus tôt, il s’engage donc pour 30 millions de dollars sur trois ans, la dernière année n’étant que partiellement garantie pour plus de flexibilité financière.

Et si le nom de Satoranský n’est pas le plus flashy de la NBA, son arrivée à tout l’air du très bon coup pour les Bulls. En effet, l’an dernier, sur 54 matchs en tant que titulaire, il a compilé 10,7 points, 4,3 rebonds et 6,2 passes en 32,5 minutes de moyenne. Si la production en matière de points inscrits est similaire à ce que l’on avait l’habitude de voir dernièrement à la mène chez les Bulls, ses statistiques dans les autres domaines sont bien supérieures. Son efficacité est notamment bien meilleure puisqu’en tant que titulaire, il tournait à 48,6% au tir et un très remarquable 40,4% à trois points. Autre point notable, sur ses 1753 minutes, il n’a perdu la balle que 96 fois, une capacité à jouer propre qui nous manquait ces dernières années à la mène, à l’exception de Ryan Arcidiacono qui avait un des meilleurs ratios assist/turnover de la ligue l’an passé.

Une fois son contrat signé, Satoranský est immédiatement parti rejoindre sa sélection nationale pour disputer la Coupe du Monde. Avec les Tchèques, il a été très en vue, autant par son niveau de jeu que par le leadership dont il a fait preuve tout au long de la compétition, répondant présent dans tous les moments chauds. Il termine l’épreuve avec plus de 15 points marqués par match et plus de 8 passes de moyenne. A cela s’ajoute une très belle efficacité avec notamment un superbe 48% à 3 points et un 90% sur la ligne des lancers francs. Qui plus est, il a frôlé le triple double par deux fois et a mené sa sélection jusqu’à une très belle sixième place.

Si des doutes étaient encore permis à l’aube de la présaison, Jim Boylen a annoncé après trois matchs que Tomáš Satoranský serait bien le titulaire à la mène pour la saison à venir. Il s’est rapidement montré à son avantage, notamment dans sa gestion du tempo et a complètement éclipsé un Kris Dunn dont les jours semblent être comptés à Windy City. L’ancien des Wizards coche bon nombre de cases du profil idoine que recherchait les Bulls. Un meneur gestionnaire, qui cherche avant tout à mettre en avant ses coéquipiers. Un joueur qui peut également jouer sans ballon et laisser la balle dans les mains de Zach LaVine tout en constituant une menace extérieure crédible. Une capacité à tirer de loin et étirer les défenses que l’on avait plus vu chez un meneur à Chicago depuis DJ Augustin. Preuve qu’il n’a pas besoin de la balle pour être performant, son usage rate l’an passé n’était que de 14,1% (son plus élevé en carrière) là où ceux de Kris Dunn et Cameron Payne étaient respectivement de 20% et 17,4%. C’est un joueur qui se montre efficace et productif sans avoir nécessairement besoin de porter la balle.

Symbole de son efficacité, il était l’un des sept joueurs à avoir 27 minutes ou plus de moyenne l’an passé et à tenter 7 tirs ou moins. Pourtant, son 48,5% au tir était le cinquième meilleur parmi les guards avec plus 25 minutes ou plus de moyenne (derrière Simmons, Brogdon, Harris et Irving). Peu de tirs, mais une belle efficacité, une qualité appréciable dans un 5 où LaVine, Markkanen et Porter seront les trois premières options offensives.

En tant que titulaire, Tomáš avait un ratio assist/turnover de 3,50, ce qui l’aurait classé neuvième de la ligue sur la saison dernière. Sur ses 80 matchs joués l’an passé, il a perdu 2 balles ou moins 64 fois. Il était également dans le top 40 de la NBA dans la catégorie pourcentage de passes décisives avec près de 25%. Il était également le meneur d’une équipe des Wizards qui avait le neuvième rythme de jeu le plus rapide de la NBA, de bon augure au vu du style de jeu que Jim Boylen semble vouloir adopter la saison prochaine. Si ses statistiques brutes ne semblent pas incroyables à première vue, elles témoignent surtout d’une grosse efficacité de Satoranský qui semble être un très bon fit dans le contexte des Bulls. Sa venue vient réellement compléter le cinq majeur des Bulls, apportant des aspects qu’il manquait à Chicago. Le besoin n’était pas à un meneur qui gardait beaucoup la balle pour empiler les stats mais à une dernière pièce pour lier l’attaque, être une menace tout en sachant rester en retrait, un rôle dans lequel Satoranský excelle.

Un autre aspect que l’on a déjà pu apercevoir lors de la présaison et qui sera utile à Jim Boylen, la polyvalence qu’il fournit, notamment grâce à sa grande taille (2m01). Il est capable de jouer sur trois postes, meneur, arrière et même ailier par séquence. Par conséquent, il apportera différentes options au coaching staff et n’aura aucun problème à jouer avec LaVine, Dunn, White ou même Arcidiacono. Un atout pour les Bulls dont les rotations pourront varier pour s’adapter aux adversaires et à la forme des joueurs au sein même d’une rencontre.

Malgré tous les aspects positifs que la venue de Satoranský amène, certains aspects amènent quelques interrogations. Dans un premier temps, sa défense. S’il n’est pas un piètre défenseur, on ne peut pas pour autant le qualifier comme un spécialiste dans le domaine malgré sa grande taille. Cette dernière lui permet de défendre sur plusieurs positions mais il est dans la moyenne de la ligue au niveau de toutes les statistiques défensives. Avoir un spécialiste de la défense (les fans des Bulls rêvaient pendant un temps de Patrick Beverley) à la mène aurait pu être intéressant pour combler les lacunes de Zach LaVine dans ce domaine.

Un autre zone d’ombre pour Satoranský, son manque d’agressivité au drive. En effet, sur les 43 guards ayant disputé 27 minutes ou plus en moyenne, seulement trois joueurs (Ball, Beverley et Forbes) ont moins attaqué le cercle que lui. Ses 6 drives par match pourraient être un problème si Boylen continue de vouloir mener une attaque à base de drive and kick. En effet, l’an passé, une fois le nouveau coach en place, Chicago était l’équipe qui attaquait le plus la raquette de la ligue avec presque 56 drives par rencontre. Si le manque d’agressivité de Satoranský pourrait le mettre en difficulté dans ce domaine, il offre néanmoins une option très intéressante pour étirer la défense sur les drives de ses coéquipiers, grâce à un tir à 3 points très fiable. A voir si la volonté de Boylen de voir ses meneurs attaquer le panier la saison dernière était liée à une question de personnel à sa disposition ou à une véritable volonté de voir ses guards agresser la raquette.

Si Tomáš Satoranský n’était pas le nom le plus clinquant de la Free Agency, loin des Leonard, Durant ou encore Irving, il représente tout de même une belle signature pour les Chicago Bulls. Un joueur de complément, solide dans beaucoup de domaines et qui remplit quasiment tous les critères quant aux besoins de l’équipe sur le poste de meneur. Sa complémentarité avec le reste du cinq majeur était flagrante sur la présaison. Elle était d’autant plus marquante après la saison dernière qui a souligné l’incapacité de Dunn et Lavine à cohabiter sur les lignes arrière tant leurs jeux respectifs semblent incompatibles.

Et si Satoranský était la pièce manquante pour que les Bulls soient à nouveau compétitifs ?

Clément G. (@Aricio__)